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7/3/2009

KARL MALDEN

 
QUELQUES DEPECHES
 
L'acteur américain Karl Malden est mort
 
L'acteur américain Karl Malden est mort, mercredi 1er juillet, à l'âge de 97 ans, a annoncé l'Académie des arts. Parfois surnommé "l'homme au gros nez", il avait débuté sa carrière au théâtre, avant de jouer au cinéma dans près de soixante-dix films.
 
Proche d'Elia Kazan, il donna la réplique à Marlon Brando dans Un tramway nommé Désir (1951), film pour lequel il obtint l'Oscar du meilleur second rôle.
 
Il fut nommé aux Oscars une seconde fois, dans la même catégorie, pour son rôle dans Sur les quais (1954), toujours avec Elia Kazan. Karl Malden fut président de l'Académie des arts de 1989 à 1992.
 
Né Mladen Sekulovich en 1912, il était originaire de Chicago, dans l'Illinois.
 
LEMONDE.FR | 01.07.09 |
 
Décès de l'acteur américain Karl Malden
 
L'acteur américain Karl Malden, récompensé en 1951 pour son rôle de Mitch dans "Un tramway nommé désir" d'Elia Kazan, est mort mercredi à Los Angeles à l'âge de 97 ans, a annoncé sa famille.
 
Il est décédé de mort naturelle à son domicile de Brentwood (un quartier de Los Angeles) a précisé sa famille à l'Académie des arts et des sciences du cinéma -organisatrice des Oscars- que l'acteur présida de 1989 à 1992.
 
Vraie "gueule" du cinéma américain, à l'aise dans tous les types de rôles, il est né Mladen Sekulovich le 22 mars 1912 à Chicago (Illinois, nord) d'une mère tchèque et d'un père serbe. La famille déménagea à Gary (Indiana, nord), où le jeune Mladen abandonna rapidement les études pour travailler dans une aciérie, avant de tenter sa chance au théâtre en 1934 à Chicago.
 
Il se fit ensuite remarquer sur les planches à Broadway, à New York, où il rencontra Elia Kazan. La pièce "Un tramway nommé désir" y fut créée en 1947.
 
Karl Malden a ensuite joué dans plusieurs dizaines de films, dont "Un tramway nommé désir" adapté au cinéma par Elia Kazan, "Sur les quais" du même réalisateur, "La poupée de chair", "La conquête de l'Ouest", "Le Kid de Cincinnati", "Les Cheyennes" ou encore "Patton", dans lequel il interprétait le rôle du général Omar Bradley. Ses apparitions étaient plus rares ces dernières années, avec un petit rôle en 2000 dans la série TV "The West Wing".
 
Récompensé d'un Oscar pour son rôle de Mitch dans "Un tramway nommé désir" en 1951, Karl Malden a également fait une belle carrière à la télévision. Il était notamment célèbre pour son rôle du lieutenant Mike Stone dans la série télévisée des années 70, "Les rues de San Francisco", aux côtés de Michael Douglas, qui le considérait comme son "mentor".
 
"C'était un grand acteur, père et mari. Je l'aimais et l'admirais profondément", a déclaré Michael Douglas dans un communiqué diffusé par son agent. "C'est Karl, plus que quiconque, qui m'a fait comprendre qu'un acteur n'est qu'une partie de toute l'équipe faisant la réussite d'une série TV ou d'un film", a-t-il ajouté.
 
Eva Marie Saint, sa partenaire à l'écran "Sur les quais", a rendu hommage à un "acteur accompli", qui "adorait jouer". Sid Ganis, actuel président de l'Académie des arts et sciences du cinéma, a déclaré que Karl Malden a eu "une vie riche et pleine", rendant hommage à une carrière qui "a englobé une palette d'arts, du théâtre au cinéma et à la télévision, jusqu'à un travail publicitaire très célèbre", une série de spots pendant 21 ans pour une célèbre marque de carte bancaire.
 
Karl Malden avait célébré en décembre dernier ses 70 ans de mariage avec Mona, une actrice rencontrée à Chicago dans les années 30. "C'était une sorte de dernier adieu", a expliqué Eva Marie Saint, présente à la soirée d'anniversaire. "Son voeu était, 'après ma mort, je veux que vous fassiez la fête'. Alors une nouvelle fête se profile", a-t-elle déclaré.
 
Karl Malden aimait à plaisanter de son nez épaté, cassé plusieurs fois en jouant au basketball ou ou football américain. Il se décrivait ainsi comme le "seul acteur à Hollywood dont le nez lui permet d'avoir une place de parking réservé aux handicapés".
 
AP le 02/07/2009
 
Mort de Karl Malden
 
Il a joué au côté de Marlon Brando dans Un tramway nommé désir. Il était devenu une vedette de la télévision dans la série "Les Rues de San Francisco". L'acteur est décédé à l'âge de 97 ans.
 
L'acteur américain Karl Malden, récompensé d'un Oscar pour son rôle dans Un Tramway Nommé Désir aux côtés de Marlon Brando, est mort mercredi à 97 ans, a annoncé son agent.
 
La santé de Karl Malden déclinait depuis plusieurs années et l'acteur est mort dans son sommeil, à son domicile situé près de Los Angeles, a précisé l'agent Budd Moss.
 
Outre son Oscar du second rôle, obtenu en 1951, Karl Malden devait notamment sa popularité à son apparition dans le film d'Elia Kazan Sur les Quais, également avec Marlon Brando, et dans Patton, où il incarnait le général Omar Bradley.
 
Dans les années 1970, il était devenu une vedette de la télévision en interprétant un détective de la police dans la série Les Rues de San Francisco, où il faisait équipe avec le jeune Michael Douglas.
 
Ancien ouvrier de l'industrie sidérurgique, reconnaissable à ses manières bourrues, Karl Malden avait la réputation de donner de la subtilité et de la dignité à ses personnages.
 
A l'affiche d'une cinquantaine de films en quarante ans de cinéma, il a été dirigé par quelques réalisateurs de renom, dont Elia Kazan, Alfred Hitchcock ou John Frankenheimer, et a interprété au théâtre les oeuvres de Tennessee Williams ou d'Arthur Miller.
 
Aux Etats-Unis, le jeune public connaissait cet homme né à Chicago en 1931 de parents d'origines serbe et tchèque pour sa participation récente à une publicité du groupe American Express.
 
 
LEXPRESS.fr, le 02/07/2009
 
Karl Malden
 
C’est un acteur et réalisateur américain.
 
"Gueule" mémorable du cinéma américain, aussi talentueux dans des rôles de brutes que de personnages sympathiques, Karl Malden mena aussi une belle carrière au théâtre et à la télévision.
 
Biographie 
 
Karl Malden, de son vrai nom Mladen Sekulovich est né le 22 mars 1912 à Chicago.
 
Né d'une mère tchèque et d'un père Monténégrin, Karl Malden exerce divers métiers après ses études mais s'engage dès 1934 vers une carrière d'acteur.
 
Il s'inscrit au Goodman Theater puis part tenter sa chance à New York en 1937 et se produit dès lors régulièrement sur les scènes de Broadway.
 
Il est marié depuis 1938 à Mona Greenberg : il s'agit de l'un des mariages les plus longs de l'histoire d'Hollywood.
 
Karl Malden était, dans sa jeunesse, un ami proche d'Issur Danielovitch, futur Kirk Douglas.
 
Ils ont travaillé ensemble dans la même usine.
 
C'est la femme de Malden, Mona, qui leur a suggéré leurs pseudonymes respectifs.
 
Mobilisé pendant la guerre, il doit interrompre ses activités (il apparaît toutefois, crédité avec son grade de caporal, dans le film de propagande américaine Winged Victory de George Cukor) puis revient sur les planches, travaillant sous la direction du metteur en scène Elia Kazan pour "All My Sons" de Arthur Miller et "Un tramway nommé Désir" de Tennessee Williams.
 
Après quelques apparitions au cinéma, Karl Malden participe tout naturellement à la version cinématographique signée Elia Kazan d'Un tramway nommé Désir en 1951 aux côtés de Marlon Brando et Vivien Leigh.
 
Il remporte l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle de Mitch et voit véritablement sa carrière démarrer sur le grand écran.
 
Il trouve d'autres personnages mémorables sous la direction de Kazan, en prêtre dans Sur les quais en 1954 (qui lui vaut une nomination à l'Oscar) et en mari de Carroll Baker dans Baby Doll en 1956.
 
 

 

 

S'il tient le premier rôle du film Le Fantôme de la Rue Morgue (1954), Karl Malden impose surtout son talent dans des rôles secondaires mais sa présence rehausse l'intérêt du film dans lequel il apparaît, qu'il soit policier dans La Loi du silence d'Alfred Hitchcock (1953), hors-la-loi devenu shérif après avoir trahi Marlon Brando dans La Vengeance aux deux visages (1961), directeur de prison dans Le Prisonnier d'Alcatraz avec Burt Lancaster (1962) ou général dans Patton (1970), entre-autres.
 
Après être apparu régulièrement au cinéma pendant une vingtaine d'années (il a aussi réalisé un film de guerre avec Richard Widmark : La Chute des héros en 1957), Karl Malden entreprend une carrière à la télévision en 1972 en tenant l'un des deux rôles principaux (celui du sympathique et intègre lieutenant Mike Stone) dans la célèbre série télévisée Les Rues de San Francisco aux côtés de Michael Douglas (puis de Richard Hatch dans la cinquième saison).
 
La série s'arrête en 1977 après cent-vingt épisodes.
 
Karl Malden revient alors brièvement au cinéma et tourne une douzaine de téléfilms ainsi qu'une autre série, très éphémère celle-ci, Skag en 1980.
 
Il apparaît également dans de nombreux spots publicitaires aux Etats-Unis pour la carte American Express.
 
 

 

 

Karl Malden, qui n'a plus tourné depuis 1993 hormis une apparition dans un épisode de la première saison de The West Wing en 2000, a publié ses mémoires intitulées "When Do I Start" en 1997.  
 
Il décède le 1er juillet 2009 de mort naturelle à son domicile de Brentwood (un quartier de Los Angeles). 
 
Filmographie
 
comme acteur
1940 : They Knew What They Wanted de Garson Kanin : Red
1944 : Winged Victory de George Cukor : Adams
1947 : 13 Rue Madeleine de Henry Hathaway : Jump Master (non crédité au générique)
1947 : Boomerang ! (Boomerang!) d'Elia Kazan : Det. Lt. White (non crédité au générique)
1947 : Le Carrefour de la mort (Kiss of Death) de Henry Hathaway : Sgt. William Cullen
1950 : La Cible humaine (The Gunfighter) de Henry King : Mac
1950 : Mark Dixon, détective (Where the Sidewalk Ends) d'Otto Preminger : Det. Lt. Thomas
1950 : Okinawa (Halls of Montezuma) de Lewis Milestone : PHM2 C.E. 'Doc' Jones
1951 : Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) d'Elia Kazan : Harold 'Mitch' Mitchell
1952 : The Sellout de Gerald Mayer : Capt. Buck Maxwell
1952 : Courrier diplomatique (Diplomatic Courier) de Henry Hathaway : Ernie
1952 : Operation Secret de Lewis Seiler : Maj. Latrec
1953 : La Furie du désir (Ruby Gentry) de King Vidor : Jim Gentry
1953 : La Loi du silence (I Confess) d'Alfred Hitchcock : Inspecteur Larrue
1953 : Sergent la terreur (Take the High Ground!) de Richard Brooks : Sgt. Laverne Holt
1954 : Le Fantôme de la Rue Morgue (Phantom of the Rue Morgue) de Roy Del Ruth : Dr. Marais
1954 : Sur les quais (On the Waterfront) d'Elia Kazan : Père Barry
1956 : Baby Doll (Baby Doll) d'Elia Kazan : Archie Lee Meighan
1957 : Prisonnier de la peur (Fear Strikes Out) de Robert Mulligan : John Piersall
1957 : Bombardier B-52 (Bombers B-52) de Gordon Douglas : Master Sergeant Chuck V. Brennan, Line Chief
1959 : La Colline des potences (The Hanging Tree) de Delmer Daves : Frenchy Plante
1960 : Pollyanna de David Swift : Reverend Ford
1961 : Le Roi des imposteurs (The Great Impostor) de Robert Mulligan : Père Devlin
1961 : La Vengeance aux deux visages (One-Eyed Jacks) de Marlon Brando : Sheriff Dad Longworth
1961 : La Soif de la jeunesse (Parrish) de Delmer Daves : Judd Raike
1962 : L'Ange de la violence (All Fall Down) de John Frankenheimer : Ralph Willart
1962 : Le Prisonnier d'Alcatraz (Birdman of Alcatraz) de John Frankenheimer : Harvey Shoemaker
1962 : Gypsy, vénus de Broadway (Gypsy) de Mervyn LeRoy : Herbie Sommers
1962 : La Conquête de l'Ouest (How the West Was Won) de John Ford, Henry Hathaway et George Marshall : Zebulon Prescott
1963 : Come Fly with Me de Henry Levin : Walter Lucas
1964 : La Mort frappe trois fois (Dead Ringer) de Paul Henreid : Sergent Jim Hobbson
1964 : Les Cheyennes (Cheyenne Autumn) de John Ford : Capt. Oskar Wessels
1965 : Le Kid de Cincinnati (The Cincinnati Kid) de Norman Jewison : Shooter
1966 : Nevada Smith de Henry Hathaway : Tom Fitch
1966 : Bien joué Matt Helm (Murderers' Row) de Henry Levin : Julian Wall
1967 : Hotel de Richard Quine : Keycase
1967 : L'Honorable Griffin (The Adventures of Bullwhip Griffin) de James Neilson : Juge Higgins
1967 : Un cerveau d'un milliard de dollars (Billion Dollar Brain) de Ken Russell : Leo Newbigen
1968 : Blue de Silvio Narizzano : Doc Morton
1968 : Chauds, les millions (Hot Millions) d'Eric Till : Carlton J. Klemper
1970 : Patton de Franklin J. Schaffner : Gen. Omar N. Bradley
1971 : Le Chat à neuf queues (Il Gatto a nove code) de Dario Argento : Franco Arno
1971 : Deux hommes dans l'Ouest (Wild Rovers) de Blake Edwards : Walter Buckman
1972 : Meurtres au soleil (Un Verano para matar) d'Antonio Isasi-Isasmendi : Capitaine John Kiley
1972 : Les Rues de San Francisco (The Streets of San Francisco) (série TV) : Lt. Mike Stone
1977 : Capitaine courageux (Captains Courageous) (TV) de Harvey Hart : Disko Troop
1979 : Le Dernier secret du poseidon (Beyond the Poseidon Adventure) de Irwin Allen : Wilbur Hubbard
1979 : Meteor de Ronald Neame : Harry Sherwood, NASA
1980 : Skag (TV) : Pete 'Skag' Skagska
1980 : Skag (série TV) : Pete "Skag" Skagska
1981 : Word of Honor (TV) : Mike McNeill
1981 : Miracle on Ice (TV) : Herb Brooks
1982 : Twilight Time : Marko Sekulovic
1983 : L'Arnaque 2 (The Sting II) : Gus Macalinski
1984 : With Intent to Kill (TV) : Thomas E. Nolan
1984 : Fatal Vision (TV) : Freddy Kassab
1985 : Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland) (TV) : Walrus
1986 : Billy Galvin : Jack Galvin
1987 : Cinglée (Nuts) : Arthur Kirk
1988 : La Mort à retardement (My Father, My Son) (TV) : Elmo Zumwalt Jr.
1989 : The Hijacking of the Achille Lauro (TV) : Leon Klinghoffer
1990 : Call Me Anna (TV) : Doctor Harold Arlen
1991 : Absolute Strangers (TV) : Fred Zusselman
1992 : Retour dans les rues de San Francisco (Back To the Streets of San Francisco) (TV) : Mike Stone
1993 : They've Taken Our Children: The Chowchilla Kidnapping (TV) : Ed Ray  
Comme réalisateur
1957 : La Chute des héros (Time Limit)
 

HARVE PRESNELL

 

 
LES DEPECHES
 
Harve Presnell est mort
 
Les terribles nouvelles se succèdent en ce début d'été. Après Farrah Fawcett et Karl Malden, on a appris cette semaine, que l'acteur américain Harve Presnell est décédé d'un cancer du pancréas, mardi 30 juin, à l'âge de 75 ans.
 
Harve Presnell a débuté sa carrière en 1956, à l'âge de 23 ans, dans un épisode d'Alfred Hitchcock présente et remporta un golden globe en 1965.
 
Impossible pour un amateur de séries d'être passé à côté de ce grand monsieur. Il fut le beau-père de Superman dans la série Lois et Clark, le père de Miss Parker, traquant Jarod dans Le Caméléon, l'attachant M. Brooks dans la saison 4 de Dawson, ou encore dernièrement Lew Staziak dans Andy Barker P.I.
 
TV.Chronik : 02/07/2009 
 
Harve Presnell de 'Fargo' est mort...
 
L'acteur et chanteur lyrique américain Harve Presnell vient de succomber d'un cancer du pancréas, dans un hôpital de Santa Monica, le 30 juin dernier, à l'âge de 75 ans.
 
On se rappelle de lui dans La Kermesse de l'Ouest, Volte/face, Il faut sauver le soldat Ryan, Fargo où il interprétait le beau-père de William H. Macy mais on l'avait également aperçu dans de nombreuses séries comme Lois & Clark, Dawson...
 
Il avait débuté sa carrière à 16 ans, comme chanteur d'opéra et sa voix de baryton était très appréciée du public américain. il avait obtenu un Golden Globe en 1965 pour le jeune espoir masculin de l'année.
 
Pure people 03/07/2009
 
Décès de Harve Presnell.
 
On apprend aujourd’hui la mort de Harve Presnell, décédé à l’âge de 75 ans à Santa Monica des suites d’un cancer du pancréas.
 
Harve Presnell était un habitué du petit écran et bon nombre de séries l’ont accueilli pour un ou plusieurs épisodes, dans lesquels ses prestations (souvent un vieux bonhomme aigri et ronchon) étaient toujours excellentes (Urgences, Frasier, Monk, Loïs & Clark).
 
Série TV le jeudi 02 juillet 2009
 
Harve Presnell
 
Biographie
 
Harve Presnell est un acteur américain
 
Il est né le 14 septembre 1933 à Modesto, en Californie (États-Unis).
 
Il fut d’abord un comédien de théâtre avant de rejoindre le monde de la télévision.
 
 

 

 

En 1956, alors âgé de 23 ans, il se fait remarquer dans un épisode de Alfred Hitchcock présente.
 
Mais c’est dans les années 90 que sa carrière va décoller.
 
Son rôle le plus célèbre est sans contexte celui qu’il occupe dans la série Le Caméléon, dans laquelle il est le redoutable Mr Parker, le directeur du Centre d’où s’est échappé Jarod (Michael T. Weiss), et le père de Miss Parker (Andrea Parker).
 
On se rappelle aussi de lui dans la saison 4 de Dawson, où il était le cinéaste Mr Brooks qui chapeautait Dawson (James Van Der Beek) pour son film.
 
Plus récemment, on l’a vu dans la série Andy Barker P.I..
 
 

 

Au cinéma, on a pu l’apercevoir dans Fargo, Il faut sauver le soldat Ryan et La Légende de Bagger Vance.
 
Il meurt le 30 juin 2009 à Santa Monica d'un cancer. 
 
Filmographie
1964 : The Unsinkable Molly Brown : 'Leadville' Johnny Brown
1965 : The Glory Guys : Sol Rogers
1965 : When the Boys Meet the Girls : Danny Churchill
1969 : La Kermesse de l'Ouest (Paint Your Wagon) : Rotten Luck Willie
1972 : The Great Man's Whiskers (TV) : Ballad Singer
1976 : Blood Bath : Peter Brown
1975 : Ryan's Hope (série TV) : Matthew Crane (1984)
1996 : The Whole Wide World : Dr. Howard
1996 : Fargo : Wade Gustafson
1996 : Un éléphant sur les bras (Larger Than Life) : Trowbridge Bowers
1996 : L'Héritage de la haine (The Chamber) : Atty. Gen. Roxburgh
1997 : Raz de marée: Alerte sur la côte (Tidal Wave: No Escape) (TV) : Dr. Stanley Schiff
1997 : Volte/face (Face/Off) : Victor Lazarro
1997 : Julian Po : Mayor Henry Leech
1998 : The Lionhearts (série TV) (voix)
1998 : De la terre à la lune ("From the Earth to the Moon") (feuilleton TV) : Alan Shepard's party guest (Episode 9)
1998 : Vietnam: Un adroit mensonge (A Bright Shining Lie) (TV) : General Harkins
1998 : Miracle à la maison (Everything That Rises) (TV) : Garth
1998 : Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan) : General Marshall
1998 : Docteur Patch (Patch Adams) : Dean J.P. Anderson
1999 : Walking Across Egypt : Finner
2000 : La Légende de Bagger Vance (The Legend of Bagger Vance) : John Invergordon
2000 : Family Man (The Family Man) : Big Ed
2001 : Le Caméléon : Caméléon contre caméléon (The Pretender 2001) (TV) : Mr. Parker
2001 : Escanaba in da Moonlight : Albert Soady
2001 : Les Femmes du clan Kennedy (Jackie, Ethel, Joan: The Women of Camelot) (TV) : Joe Kennedy
2001 : Le Caméléon : l'antre du diable (The Pretender: Island of the Haunted) (TV) : Mr. Parker
2002 : Super Sucker : Winslow Schnaebelt
2002 : Les Aventures de Mister Deeds (Mr. Deeds) : Preston Blake
2003 : Legally Blonde (TV) : Henry Whitehouse
2003 : Back to School (Old School) : Mr. Springbrook
 

 

 

7/1/2009

PINA BAUSCH

 
QUELQUES DEPECHES
 
Pina Bausch est morte
 
La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch est morte mardi 30 juin à l'âge de 68 ans, a annoncé le Tanztheater de Wuppertal, en Allemagne, dont elle dirigeait la compagnie depuis 1973. Sa mort, à l'hôpital, fut "inattendue et rapide, cinq jours après qu'on lui eut diagnostiqué un cancer", a indiqué la porte-parole, précisant qu'"elle était encore dimanche dernier sur scène avec sa compagnie, à l'Opéra de Wuppertal".
 
Pina Bausch a joué une princesse aveugle dans Et vogue le navire, de Federico Fellini (1982) et Parle avec elle (2001), de Pedro Almodovar. Elle a elle-même réalisé un film, La Plainte de l'impératrice, en 1989, manifeste baroque à la gloire de la nature et de la déambulation.
 
LEMONDE.FR | 30.06.09 |  
 
Bausch: "une tragédie" (F. Mitterrand)
 
La mort de la chorégraphe allemande Pina Bausch, aujourd'hui à l'âge de 68 ans, est une "tragédie", a affirmé aujourd'hui le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Le ministre, qui s'exprimait devant la presse en marge du lancement de la saison de la Turquie en France, a dit que la chorégraphe était "un des grands génies de la chorégraphie et de la danse".
 
"C'est terrible. On ne dit que des mots creux lorsqu'on se retrouve confronté à une disparition aussi triste et qui arrache véritablement une des pages de l'histoire de la chorégraphie. Et en même temps, on ne trouve pas les mots, car c'est une chose tellement triste, et de surcroît tellement soudaine", a-t-il ajouté."C'était passionnant de lire ses textes, ses interviews et de voir comment elle considérait la chorégraphie avec une implication personnelle qui fut celle de toute sa vie", a-t-il dit."Depuis la mort de Maurice Béjart, qui était très différent mais qui aussi à sa manière a révolutionné la chorégraphie, je n'ai pas eu de choc aussi triste", concernant la danse, a-t-il conclu.
 
Dans un communiqué publié en fin d'après-midi, le ministre rappelle que "si la ville de Wuppertal en Allemagne peut s'enorgueillir d'avoir eu pour ambassadrice l’une des plus inventives chorégraphes de son temps, Paris fut également, par la présence régulière de Pina Bausch au Théâtre de la Ville, sa +résidence de coeur+ où en janvier 2009 elle interpréta son dernier spectacle Sweet Mambo".
 
"Au fil des créations, elle a offert au public français ses plus beaux moments de danse, notamment par la transmission, en 1975, au répertoire du Ballet national de l’Opéra de Paris du Sacre du printemps", ajoute Frédéric Mitterrand."Beaucoup d’artistes de renommée peuvent revendiquer son influence, au premier rang desquels le danseur français Dominique Mercy, l’ami de toujours, le plus fidèle collaborateur", conclut le ministre.
 
AFP 30/06/2009
 
BERLIN - La chorégraphe allemande Pina Bausch, qui avait amené le théâtre à la danse, est morte mardi à l'âge de 68 ans, apprend-on auprès du ballet de Wuppertal, qu'elle dirigeait depuis près de trente-cinq ans.
 
Pina Bausch, qui était née en 1940 à Solingen, avait dansé avec le New American Ballet et le Metropolitan Opera House avant de devenir directrice du ballet de Wuppertal en 1974.
 
Le Tanztheater précise que la danseuse a été emportée par un cancer foudroyant, diagnostiqué cinq jours plus tôt. "Dimanche dernier encore, elle se trouvait avec sa compagnie sur la scène de l'opéra de Wuppertal", indique le Tanztheater dans un communiqué mis en ligne sur son site internet.
 
Pina Bausch entretenait des liens étroits avec la France, se produisant chaque année à Paris depuis trente ans.
 
Dans un communiqué, le maire de la capitale française, Bertrand Delanoë, a rendu hommage à cette "immense danseuse et chorégraphe, conceptrice du Tanztheater, qui rompt avec tous les codes de la danse traditionnelle et propose une fusion inédite entre chorégraphie et jeu d'acteurs".
 
Pina Bausch, qui avait croisé les œuvres des cinéastes Federico Fellini et Pedro Almodovar, "laissera la trace d'une anticonformiste exigeante, hermétique aux références trop classiques et toujours en interrogation sur le langage du corps appliqué à la complexité des relations humaines", ajoute-t-il.
 
Henri-Pierre André pour l’express 30/06/2009
 
Mort de Pina Bausch, «monstre sacré de la danse»
 
La chorégraphe allemande Pina Bausch est morte à 68 ans. C'est sa compagnie de danse Tanztheater Wuppertal, basée en Allemagne, qui l'a annoncé. Les médecins venaient, la semaine dernière, de lui diagnostiquer un cancer.
 
Née le 27 juillet 1940, Pina Bausch aurait eu 69 ans dans trois semaines. Figure de proue du monde de la danse, elle est aussi connue du grand public pour avoir chorégraphié des scènes du film «Parle avec elle» de Pedro Almodovar (2001). On la voit même danser dans l'une des séquences du cinéaste espagnol.
 
Au cinéma toujours, elle a aussi joué un rôle dans le film du réalisateur italien Federico Fellini, «Et vogue le navire» (1982), avant de réaliser elle-même un film intitulé «La plainte de l'impératrice» (1990). «Je voudrais filmer comme je construis mes pièces, sans script, en trouvant la forme et le contenu au fur et à mesure», avait-elle confié.
 
Renommée internationale
 
Pina Bausch n'a vécu que par et pour la danse. Une danse trash, bouleversante, parfois bruyante. A la tête de sa compagnie Tanztheater Wuppertal depuis 1973, qui tournait dans le monde entier à guichets fermés, elle n'avait pourtant jamais parlé de prendre sa retraite.
 
«C'était quelqu'un de considérable. Elle n'a pas révolutionné la danse, elle est allée bien au-delà: c'était de la danse, du théâtre, le travail d'un auteur complet", a déclaré l'ancien directeur du Théâtre de la Ville à Paris Gérard Violette. «Pina Bausch a d'abord créé des pièces cruelles, radicales. Ensuite, ce n'est pas qu'elle avait changé d'opinion sur la solitude, la difficulté de communiquer, mais l'amour reçu du public avait fini par lui donner le plaisir d'apporter du plaisir».
 
Parcours
 
Elevée dans un petit hôtel-restaurant que tenaient ses parents, elle est entrée à 14 ans à l'école de Folkwang d'Essen sous la direction du chorégraphe Kurt Jooss, l'un des pères fondateurs de l'«Ausdruckstanz», qui combine le mouvement, la musique et des éléments d'art dramatique. Diplôme en poche en 1958, elle a poursuivi entre 1959 et 1962 sa formation à la Juilliard School of Music et été engagée au New American Ballet et au Metropolitan Opera de New York.
 
A son retour des Etats-Unis, elle est devenue membre du nouveau ballet Folkwang et y a signé sa première chorégraphie, «Fragment», sur une musique du compositeur hongrois Bela Bartok en 1968. A ne pas rater aussi: ses chorégraphies de «Barbe-Bleue» et «Les 7 Péchés capitaux». Sans oublier «Le Sacre du Printemps».
 
Une silhouette de liane
 
Prêtresse du corps, sorcière, impératrice de la danse, monstre sacré... Les formules n'ont pas manqué pour décrire Pina Bausch, cette femme très maigre aux cheveux très longs et très raides. Et au port de reine, forcément.
 
Selon les critiques, il y aurait même une méthode Pina Bausch, qui fonctionnerait de la façon suivante: la chorégraphe pose des questions à ses danseurs, qui y répondent par des improvisations gestuelles et/ou vocales. «Psychanalyse? Exorcisme?, interrogeait "Le Monde". Il est impossible de rester au Tanztheater si l'on n'accepte pas cet échange, ce don de soi.»
 
Ce qu'a aussi dit Brigitte Lefèvre, directrice de la danse à l'Opéra de Paris, en réagissant à sa mort: «Tous ceux qui ont travaillé avec elle ne peuvent plus être les mêmes après. Elle a appris aux danseurs à être à l'intérieur d'eux-mêmes, savoir qui ils sont pour danser. C'est à dire au delà de la forme, le fond, qu'est ce qu'on a au fond de soi. C'est cela vraiment le don d'un artiste par rapport aux gens qui le regardent.»
 
Alice Antheaume pour 20 minutes.fr
 
BIOGRAPHIE
 
Pina Bausch, de son véritable nom Philippina Bausch, est née le 27 juillet 1940 et a grandi à Soligen, en Rhénanie du nord-Westphalie (ouest de l'Allemagne).
 
C’est la troisième enfant de August et Anita Bausch qui tiennent un hôtel-restaurant dans lequel elle passa la majeure partie de son enfance.
 
Elle commence à étudier la danse à 14 ans, sous la direction du chorégraphe Kurt Jooss, au sein de l'école de Folkwang d'Essen.
 
Elle décroche son diplôme en 1958.
 
Elle a ensuite poursuivi sa formation pendant trois ans, jusqu'en 1962, à la prestigieuse Juilliard School of Music à New-York.
 
En 1961, elle est embauchée par le Metropolitan Opera de New-York et rejoint le New American Ballet.
 
Elle rentre en Allemagne en 1962 et devient membre du ballet Folkwang.
 
Elle y assiste Kurt Jooss dans ses chorégraphies et finit par devenir directrice artistique à la suite de Kurt Jooss en 1969.
 
Moins de quatre ans plus tard, elle rejoint le centre artistique Wuppertaler Bühnen afin d'en assurer la direction.
 
Arno Wüstenhöfer, directeur du centre, lui laisse alors exploiter son talent.
 
D'entrée de jeu et en moins de quatre ans, elle s'empare avec férocité d'Iphigénie en Tauride, d'Orphée et Eurydice, du Sacre du printemps, des Sept Péchés capitaux, de Barbe-Bleue, toutes partitions illustres dédiées au thème de la victime sacrifiée, reniée, meurtrie.
 
Confrontée à Gluck, Stravinsky, Weill et Bartok, elle expose son ambition et crûment la violence, surtout celle exercée à l'encontre des femmes, la domination des hommes.
 
En 1976, elle révolutionne la danse en introduisant le concept de Tanztheater (Danse-théâtre).
 
Le Tanztheater de Wuppertal connait alors un succès mondial et est encore reconnu comme l'un des plus grands ballets allemand.
 
Pina Bausch a aussi joué dans plusieurs films, dont "Parle avec elle", du réalisateur espagnol Pedro Almodovar, en 2001.
 
En 1990, elle a réalisé elle-même un film intitulé "La plainte de l'impératrice".
 
Toujours basée à Wuppertal, mais invitée régulièrement à l'étranger – notamment chaque saison au Théâtre de la Ville à Paris depuis trente ans –, elle organisait aussi des résidences avec toute sa compagnie dans les métropoles du monde entier, pour puiser la matière de ses nouveaux spectacles.
 
 

 

Pina Bausch, au centre, le 30 janvier 2009

 

Cette grande dame de la danse contemporaine laisse aussi derrière elle une compagnie d'une quarantaine de danseuses et danseurs.
 
Elle meurt le 30 juin 2009 à l'âge de 68 ans, cinq jours après avoir appris qu'elle souffrait d'un cancer. 
 
SON ART
 
Contrairement à ses contemporains, Pina Bausch travaille non pas par rapport à des formes à reproduire, des pas biens définis, mais par rapport à l'anatomie du corps de chacun, aux possibilités qui sont données ou non aux corps.
 
Elle interroge ses danseurs pendant tout le processus de création et creuse la vie de chacun, leur passé, pour les faire danser.
 
Elle dénonce les codes de la séduction, la solitude dans le couple et travaille sur la communication dans les rapports hommes-femmes.
 
C'est une vision très pessimiste qui s'exprime par des petits gestes anodins répétés sans cesse jusqu'à devenir insupportables, ou par l'accumulation des danseurs sur scène.
 
Souvent, dans ses spectacles, une femme reste impassible et engage une rupture ou une transition vers une autre scène.
 
Les « rondes à la Pina Baush » désignent ces petits gestes repris par les hommes ou les femmes ou les deux, une sorte de signature, même si elle les utilise moins en fin de carrière.
 
Une autre marque est la fluidité qu'elle développe sur le haut du corps, induisant de grands mouvements de bras, la souplesse du buste.
 
C'est un des exemples de langage ou de style par lesquels les chorégraphes ou les danseurs ont fait exister une autre danse.
 
Ses spectacles mêlent la parole et le jeu d'acteur à la danse, c'est pourquoi Pina Baush a été très appréciée des gens de théâtre, peut-être avant ceux de la danse.
 
On a parlé d'opéra, de ballet, puis vers 1975-1976, de Tanztheater (théâtre de danse) pour qualifier son travail.
 
Sa chorégraphie révèle les émotions, notamment dans les rapports entre les sexes et une Allemagne stigmatisée qui sublime dans l’effort.
 
Elle travailla souvent en coordination avec son maître de ballet Alfredo Corvino, élève de quelques grands maîtres de l'expressionnisme, et son danseur historique et ami Dominique Mercy.
 
QUELQUES Œuvres   
- Iphigenie auf Tauris - Iphigénie en Tauride de Gluck (création le 21 avril 1974)
 
- Zwei Krawatten - Deux cravates (création le 2 juin 1974)
 
- Ich bring dich um die Ecke... - Adagio - Fünf Lieder von Gustav Mahler (création le 8 décembre 1974)
 
- Orpheus und Eurydike - Orphée et Eurydice de Gluck (création le 23 mai 1975)
 
- Frühlingsopfer (Wind von West - Der zweite Frühling) - Le Sacre du printemps (création le 3 décembre 1975)
 
- Die sieben Todsünden - Les Sept Péchés capitaux des petits bourgeois (création le 15 juin 1976)
 
- Blaubart - Beim Anhören einer Tonbandaufnahme von Béla Bartóks Oper „Herzogs -- Blaubarts Burg“ - Barbe-Bleue - En écoutant un enregistrement de l'opéra de Béla Bartók (création le 8 janvier 1977)
 
- Komm tanz mit mir - Viens danse avec moi (création le 26 mai 1977)
 
- Renate wandert aus - Renate s'en va (création le 30 décembre 1977)
 
- Er nimmt sie an der Hand und führt sie in das Schloß, die anderen folgen - Il la prend par la main et la conduit au château, les autres suivent (création le 22 avril 1978)
 
- Café Müller (création le 20 mai 1978)
 
- Kontakthof (création le 9 décembre 1978)
 
- Arien (création le 12 mai 1979)
 
- Keuschheitslegende - La Légende de la chasteté (création le 4 décembre 1979)
 
- Ein Stück von Pina Bausch - Une pièce de Pina Bausch (création le 18 mai 1980)
 
- Bandoneon (création le 21 décembre 1980)
 
- Walzer - Valses (création le 17 juin 1982)
 
- Nelken - Les Œillets (création le 30 décembre 1982)
 
- Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört - Sur la montagne on entendit un hurlement (création le 13 mai 1984)
 
- Two Cigarettes in the Dark (création le 31 mars 1985)
 
- Viktor (création le 14 mai 1986)
 
- Ahnen - Les Ancêtres (création le 21 mars 1987)
 
- Die Klage der Kaiserin (Kinofilm) - La Plainte de l'impératrice (film) (sortie en 1989)
 
- Palermo, Palermo (création le 17 décembre 1989)
 
- Tanzabend II (Madrid) - Soirée de danse II (Madrid) (création le 27 avril 1991)
 
- Das Stück mit dem Schiff - La Pièce au bateau (création le 16 janvier 1993)
 
- Ein Trauerspiel - Une tragédie (création le 12 février 1994)
 
- Danzón (création le 13 mai 1995)
 
- Nur Du - Only you - Seulement toi (création le 11 mai 1996)
 
- Der Fensterputzer - Le Laveur de vitres (création le 12 février 1997)
 
- Masurca Fogo (création le 4 avril 1998)
 
- O Dido (création le 10 avril 1999)
 
- Kontakthof mit Damen und Herren ab '65 - Kontakthof pour dames et messieurs de 65 ans et plus (création le 25 février 2000)
 
- Wiesenland - Terre verte (création le 5 mai 2000)
 
- Água (création le 12 mai 2001)
 
- Für die Kinder von gestern, heute und morgen - Pour les enfants d'hier, d'aujourd'hui et de demain (création le 25 avril 2002)
 
- Nefés (création le 21 mars 2003)
 
- Ten Chi (création le 8 mai 2004)
 
- Rough Cut (création le 15 avril 2005)
 
- Vollmond - La Lune (création le 11 mai 2006)
 
- Bamboo Blues - (création le 18 mai 2007)
 
- Sweet Mambo - (création le 30 mai 2008)
Distinctions et récompenses  
- 1984 : Bessie Award à New York
 
- 2004 : marque la remise d'un Prix Nijinski du meilleur chorégraphe pour rendre hommage à sa carrière dans le monde de la danse.
 
- 2007 : Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière le 20 juin 2007 dans le cadre du festival de danse de Venise organisé durant la Biennale.
 
- 2008 : Prix de Kyoto pour l'ensemble de sa carrière.
 
- 2008 : Prix Goethe  
DIVERS
 
La cinéaste Chantal Akerman a réalisé en 1983 le documentaire Un jour Pina a demandé... sur le travail de Pina Bausch.
 
Pina Bausch a également été choisie par son ami le metteur en scène espagnol Pedro Almodóvar pour danser son célèbre Café Müller en introduction de son film Parle avec elle ; on y voit également, à la fin, une scène du spectacle Masurca Fogo.
 
Pina Bausch fut également l'héroïne de Federico Fellini dans son film E la nave va, où elle interprétait le rôle d'une princesse aveugle, rappelant son rôle d'aveugle dans Café Müller.
 
La cinéaste Lee Yanor a réalisé un « documentaire portrait » de Pina Bausch, Coffee with Pina, où l'on voit Pina reprendre son solo de Danzon par amitié pour Lee Yanor ; on la voit également dans des vidéos personnelles dansant avec un cheval que lui avait offert son ami Bartabas.
 
 
6/29/2009

SYRACUSE

Syracuse, en italien Siracusa  et en sicilien Sarausa est une ville italienne située sur la côte, au Sud-Est de la Sicile. 
Sur une superficie 204 km² vivent 123 324  siracusani aretusei ( au 31-12-2007)   
Le Saint patron est Santa Lucia  
La Fête patronale a lieu le 13 décembre  
Syracuse fut fondée au VIIIe siècle av. J.-C. par des colons grecs venant de Corinthe.  
Elle est aujourd'hui la principale ville de la province de Syracuse.  
Cicéron la présenta comme la plus grande et la plus belle des villes grecques.  
Depuis le 14 juin 2004, le maire est Giambattista Bufardeci 
Depuis 2005, son centre historique fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco.
 
HISTOIRE
 
Antiquité
 
En 734 av. J.C. quelques Grecs provenant de Corinthe et commandés par Archia s’établirent dans l’île d’Ortiga et fondèrent Syracuse du nom du marais voisin Syraka.
Mais les Grecs durent chasser d’autres habitants présents depuis le XV siècle av. J.C., probablement des Sicules.
Deuxième colonie grecque de la Sicile, la ville connut tout de suite une période d’essor si bien qu’elle fonda en peu de temps trois autres colonies :
- Akrai en 664 av. J.C,
- Casmene en 643 av. J.C
- Camarina en 598 av. J.C.
Au cours du VI siècle il y eut des luttes sociales entre les Gamoroi, descendants des premiers colons et propriétaires de terres, et les Killichirioi, la classe pauvre.
Ces derniers réussirent à chasser les nobles mais l’intervention de Gélon, tyran de Gela, (485 av. J.C.) rétablit l’ancien ordre social et permit à Gélon de devenir le tyran de Syracuse.
Sous son gouvernement la ville s’agrandit et se développa en dehors de l’île d’Ortigia.
Après 5 ans seulement il y eut le combat entre les Carthaginois et les Grecs qui battirent les premiers dans la bataille d’Hymère (480 av. J.C.).
Pour commémorer la bataille on dédia un temple à Athéna à Ortigia, aujourd’hui transformé en Cathédrale.
Iéron, frère de Gélon, prit le pouvoir en 478 av.J.C., battit les Etrusques en 474 av. J.C. dans la mer devant Cuma, en arrêtant ainsi l’expansion étrusque vers le Sud.
Lui succéda son frère Trasibule qui ne gouverna qu’une année (465 av.J.C.), chassé par la population à cause de sa politique violente.
Ensuite fut instaurée la démocratie.
En 416 av.J.C., à cause de la guerre entre Segesta, alliée d’Athènes, et Selinunte, alliée de Syracuse et à son tour alliée de Sparte et donc ennemie d’Athènes., Athènes déclara la guerre à Syracuse.
Le siège dura trois ans et quand Syracurse parut céder, elle reçut l’aide des troupes de Sparte de Gilippe qui vainquirent les Athéniens et condamnèrent les survécus aux travaux forcés dans les latomie, les carrières de pierres de Syracuse.
En 405 av. J.C. monta au pouvoir Denys I qui, après avoir stipulé la paix avec les Carthaginois, fortifia l’île d’Ortigia et érigea 22 kilomètres de remparts autour de la ville et la forteresse du Château Eurìalo.
En 397 av. J.C., après avoir conquis Catane six ans avant, Denys I reprit les hostilités et vainquit les Carthaginois en 392 av. J.C.et réussit à entreprendre une politique d’expansion en Sicile et à soutenir les arts : Platon fut souvent l’hôte de la ville.
A Denys I succéda son fils Denys II (367 av. J.C.) et il y eut pendant longtemps des accrochages entre lui et son oncle Dion qui le vainquit en 357 av. J.C. et l’exila avec son frère Ipparino.
Se succédèrent comme tyrans Callippo (354 av. J.C.) qui tua Dion, Ipparino (353 av. J.C.) qui fut tué par la population, et son frère Niseo (351 av. J.C.) qui fut ensuite exilé par Denys II.
La danse du pouvoir termina en 347 av. J.C. quand de la ville mère de Corinthe arriva Timoléon qui entreprit un programme de reformes urbanistiques et politiques à travers la destruction de la forteresse et la proclamation de la démocratie sur le modèle athénien.
Après un gouvernement oligarchique de vingt ans (336-316 av. J.C.) présidé par Sosistrate monta au pouvoir Agathocle qui déclara la guerre aux Carthaginois mais fut vaincu d’abord dans la bataille d’Hymère (311 av. J.C.) et ensuite en Afrique, après avoir tenté de prendre Carthage.
A sa mort (289 av. J.C.) suivit une période d’anarchie et de luttes civiles qui termina par l’attaque des Carthaginois.
Les habitants appelèrent alors au secours Pyrrhus, roi de l’Epire (278 av. J.C.) et beau-frère d’Agathocle qui gouverna la ville jusqu’à l’arrivée d’Hiéron son commandant.
Celui-ci était d’abord ennemi des Romains mais il changea de politique et s’allia avec eux, en assurant ainsi à Syracuse une période de 50 ans de paix.
A partir de 240 av.J.C. Hiéron voulut au pouvoir à ses côtés aussi son fils Géron II qui mourut peu avant lui.
Pendant son règne Syracuse fut embellie par des monuments parmi lesquels on remarque l’Ara d’Hiéron, un autel immense pour les sacrifices publics.
En 216 av.J.C. succéda au pouvoir Geronimo, fils di Gélon II, responsable de l’alliance avec les Romains et donc du siège et de la chute de la ville par le consul Marcus Claudius Marcellus.
La ville se défendit vaillamment même par l’emploi des célèbres miroirs d’Archimède qu’ici fut tué par un légionnaire.
Syracuse perdit ensuite son importance et subit la spoliation de toutes ses œuvres d’art par Verres.
Commença ensuite un processus de christianisation comme le témoignent les remarquables catacombes présentes sur le territoire.
 
Liste des souverains de Syracuse 
-478/-466 : Hiéron Ier, tyran
-466/-465 : Thrasybule, tyran
-465/-405 : Démocratie : voir liste de personnalités démocrates de Syracuse
-405/-367 : Dionysios Ier ou Denys l'Ancien, tyran
-367/-356 : Denys le Jeune ou Dionysios II, tyran
-356/-347 : Dion, tyran
-347/-344 : Denys le Jeune, tyran
-354/-352 : Callipus, tyran
-352/-350 : Hipparinos et Aretaeos, tyrans
-350/-346 : Nysaeos, tyran
-344/-337 : Timoléon, tyran
-337/-317 : Oligarchie
-317/-289 : Agathocle, tyran puis roi en 304 av. J.-C.
-289/-280 : Icetas, roi
-280/-280 : Toimon, roi
-280/-277 : Sosistratos, roi
-277/-275 : Pyrrhus Ier d'Épire, roi
-275/-240 : Hiéron II, seul roi
-240/-216 : Hiéron II et Gélon II, rois
-216/-215 : Hiéron II, seul roi
-215/-214 : Hieronymos, roi
-214/-213 : Andranodoros, seul roi
-213/-212 : Andranodoros, Hippocratès et Epicydès, rois 
A noter 
Un tyran (du grec ancien τύραννος / týrannos) est un individu disposant d’un pouvoir absolu.
De nos jours, le sens du mot est restreint et péjoratif, impliquant que le tyran abuse de son pouvoir et ne recherche pas le bien commun. 
Le sens plus large du terme se rapproche de la notion d'autocratie.
Une autocratie est un régime politique où un seul individu détient le pouvoir, alors qualifié de pouvoir personnel et absolu.
Étymologiquement, autocratie signifie « qui tire son pouvoir (cratie) de lui-même (auto) ». L'autocratie est donc un pouvoir qui n'a d'autre justification et légitimité que lui-même 
Dans la Grèce antique, un tyran était un homme qui disposait d’un pouvoir acquis de manière illégitime : un esclave qui prenait le pouvoir, un dictateur arrivé au pouvoir après un coup d’État, ou l’un de ses héritiers.  
Le titre a été donné pour la première fois, semble-t-il, à Phidon d’Argos et à Cypsélos de Corinthe.  
L’un des plus célèbres tyrans fut Pisistrate, bien qu'on ne le nommât jamais ainsi de son vivant, à Athènes en 560 av. J.-C.  
Durant le VIe siècle av. J.-C., de nombreux tyrans ont pris le pouvoir un peu partout en Grèce, en renversant les gouvernements établis.  
Initialement, il n’y avait pas de connotation péjorative associée à ce terme et en fait certains tyrans étaient plutôt populaires (Cypsélos est réputé n’avoir pas besoin d’une garde pour se promener dans sa cité), au moins au début de leur règne, puisque leur ascension se faisait avec l’aide du peuple, en effet, dans le cas de Cypsélos, celui-ci redistribua de façon plus égalitaire les terres aux mains de puissantes familles, élargissant ainsi le pouvoir politique à une fraction bien plus importante du peuple.  
Le tyran Périandre de Corinthe, fils de Cypsélos, est classé parmi les Sept sages de la Grèce antique.
 
Moyen âge
 
Devant le risque de voir les Sarrasins envahir la Sicile, l'empereur byzantin Constant II prend en 663 la décision historique de transférer sa capitale à Syracuse.  
Il meurt assassiné en 668 dans sa retraite occidentale et après un échec à Bénévent devant les Lombards du roi Grimoald Ier de Bénévent.  
Les musulmans conquirent la ville en 878 
Les dynasties des Aghlabides et Kalbites règnent sur la Sicile jusque dans la seconde moitié du XIe siècle.  
En 1085 les Normands de Roger de Hauteville les remplacent et en 1194 Henri le Cruel occupe Syracuse.  
Sous le roi Frédéric de Hohenstaufen la ville ainsi que l'ensemble de l'île retrouvent sa prospérité.  
Au XIIIe siècle, les Syracusains reçoivent des privilèges de la part des princes aragonais en récompense de leur soutien contre les Angevins.
 
Époque moderne
 
La ville fut plusieurs fois détruite par les tremblements de terre de 1542 et 1693.  
L'épidémie de variole en 1729 n'épargna pas les Syracusains. 
 
LES VESTIGES IMPORTANTS
  
Temple d'Apollon
 
Le temple d'Apollon présente d'importants vestiges dans un îlot de verdure complètement dégagé en 1933 et 1945, à l'entrée d'Ortygie, juste à l'est des ponts permettant l'accès à la vieille ville.
L'identification est certaine, reposant sur une inscription trouvée sur l'une des marches. 
C'est un temple dorique périptère hexastyle, en grès, présentant un plan allongé (caractéristique commune à tous les temples de Sicile) de 58 x 24 m, à 6 colonnes sur 17.
Ces colonnes sont monolithes, de 8 m de hauteur et 2 m de diamètre, et supportent un entablement très haut (2,15 m), qui était complété par des éléments en bois, comme souvent dans les temples archaïques.
Des figures et éléments de terre cuite décoraient l'ensemble : Gorgones, sphinx et acrotères, à l'exception de l'acrotère central, en pierre. 
Une seconde rangée de colonnes, allongeant encore le plan et distinguant bien l'entrée, donnait accès à un pronaos à deux colonnes in antis, puis à une cella et un adyton.  
Sur une marche, du côté est, figure une inscription habituellement comprise comme : « Cléomède, fils de Cnidieidas, le fit pour Apollon, il éleva les colonnes, ce qui est un beau travail ».
Il est exceptionnel de connaître ainsi le nom de l'architecte d'un temple archaïque
C'est le plus ancien de tous les temples doriques périptères de Sicile
Sur les côtés sud et est sont conservés des murets qui marquaient les limites du téménos. 
 
Temple de Zeus
 
Deux colonnes émergent d'un rectangle de verdure, sur la baie, à l'ouest d'Ortygie : ce sont les vestiges du temple de Zeus.
Juché sur une colline, il servait d'amer pour les marins. 
Sa conception est assez semblable à celle du temple d'Apollon, mais il lui est probablement un peu postérieur : sa construction doit se situer dans les premières décennies du -VIe siècle. 
On retrouve le plan d'un temple dorique hexastyle périptère décoré de terres cuites, à 6 x 17 colonnes monolithes de 8 m de haut, 1,84 m de diamètre, à pronaos et adyton, dépourvu d'opisthodome.
 
Temple d'Athéna
 
Le temple d'Athéna, au sud de l'île d'Ortygie, est dorique périptère, à 6 x 14 colonnes, de 22 x 55 m, plus récent que les précédents et daté du début du -Ve siècle. Les colonnes à 20 cannelures, de 8,70 m de haut, ont un diamètre inférieur d'1,90 m ; elles présentent encore un léger renflement.
Le conflit d'angles est résolu classiquement par la contraction des entrecolonnements d'extrémités.
Cet édifice en calcaire local allié à du marbre des Cyclades succède à un autre temple du milieu du VIe siècle, reconnu lors des fouilles de 1912. 
Le plan, cette fois, est canonique, avec pronaos et opisthodome in antis disposés symétriquement.
Le temple fut converti en mosquée au VIIe siècle, puis christianisé au XIe siècle, avec l'entrée passant à l'ouest.
Il est aujourd'hui incorporé au bâtiment de la cathédrale (Duomo di Siracusa), dont il forme la nef (anciens murs de la cella percés de baies) et les bas-côtés (ancien péristyle).
Les colonnes doriques peuvent être observées aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la cathédrale, surtout depuis le démontage des ornements baroques intérieurs, réalisé en 1925. Cette transformation est très semblable à celle subie par le Temple de la Concorde à Agrigente. 
 
Autres temples grecs
 
Deux autres temples grecs ont été reconnus, un temple d'Héra, sous le château fort commandé par Frédéric II au bout de l'île d'Ortygie, et un temple de la Victoire d'Himère. 
 
Le Parc archéologique de Néapolis (Parco archeologico della Neapoli)
 
Il rassemble, dans la partie nord de la cité antique, le théâtre grec, le sanctuaire d'Apollon Téménite, l'autel de Hiéron II, l'amphithéâtre romain, les différentes Latomies (carrières antiques) et des nécropoles. 
Le parc archéologique a été aménagé au cours des années 1950.
 
Le théâtre grec
 
L'existence de l'immense théâtre d'une blancheur éblouissante (138 m de diamètre) est attestée dès le -Ve siècle.
La cavéa est creusée à même la roche, au lieu des habituels gradins rapportés, en pierre ou en bois.
Il en résulte une structure indestructible, ayant conservé l'ensemble de ses neuf divisions et de son diazôma. 
Le théâtre apparaît très plat, la dénivellation n'est ici que de 19 mètres, tirant le meilleur parti du profil de la colline. 
Les Romains ont profondément transformé la scène et l'orchestre, de manière à les adapter à leurs conceptions du spectacle et de l'art dramatique.
Un bâtiment de scène à trois étages fut construit là où, dans les âges helléniques, on se contentait d'une structure légère en bois. 
 
Les Latomies
 
Les latomies sont des carrières de pierre antiques, creusées en sous-sol, largement effondrées sous l'effet des tremblements de terre, le plus destructeur étant survenu au XVIe siècle.
La Latomia del Paradiso est la plus célèbre et la plus visitée : les galeries sont soutenues par d'immenses piliers.
La pittoresque « Oreille de Denys » marque l'endroit où, dit-on, le tyran Denys l'Ancien venait écouter les conversations de ses prisonniers.
Les galeries atteignent à cet endroit une hauteur de 23 m et des largeurs de couloirs d'une dizaine de mètres. 
Généralement, les autres latomies sont fermées, officiellement pour cause de sécurité, mais on peut en admirer, depuis les hauteurs, le chaos et la verdure d'un aspect sauvage. 
 
Autel de Hiéron II
 
De l'immense autel de Hiéron II, construit entre -241 et -215, il ne reste qu'un long soubassement en ligne droite, de 198 x 22 m, taillé dans la roche.
Tout le reste a été réutilisé au XVIe siècle pour édifier les fortifications espagnoles de la ville. 
 
CHANTONS POUR FINIR
  
Syracuse
 
Paroles: Bernard Dimey.
Musique: Henri Salvador   1962 
J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent
 
Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama
 
Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent
 
Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris
Vous pouvez maintenant regarder l'album photos SYRACUSE
6/27/2009

VOLUBILIS

 
Volubilis est une ville antique romaine située sur les bords de l’Oued Khoumane, rivière de la banlieue de Meknès (Maroc), non loin de la ville sainte de Moulay Idriss Zerhoun où repose Idrîs Ier. 
Le nom de Volubilis du site serait dû à l'abondance de la plante. Le nom berbère de la ville est Walili, Oualili, ou Walila (arabe : walila) qui désigne la fleur de liseron. La ville vivait du commerce de l'huile d'olive. On retrouve dans les ruines de nombreux pressoirs à huile.
 
Histoire 
 
Le site de Volubilis est occupé dès le Néolithique, mais il se développe surtout à l'époque maurétanienne au IIIe siècle av. J.-C..
La cité est gérée par un conseil de suffètes, des magistrats suprêmes, comme à Carthage.
Elle s'installe sur l'oppidum, formé des futurs quartiers du sud et du centre.
Elle est protégée par une enceinte en brique crue, avec des maisons de même matière à l'intérieur.
Peu avant l'invasion romaine, un tumulus est élevé sur l'angle Nord-Est de l'enceinte.
C'est certainement un cénotaphe (monument érigé à la mémoire d'un mort).
En 42 ap. J.-C., l'empire romain annexe le royaume de Maurétanie Tingitane (de Tanger), après l'assassinat par l'empereur Caligula du roi maurétanien Ptolémée.
Volubilis devient la capitale régionale de l'administration romaine, avec le statut de municipe.
Elle se range alors résolument dans le camp des romains en créant une milice qui contribue à l'anéantissement des révoltes contre l'Empire.
Un forum, quatre édifices thermaux publics et des maisons sont construits.
Un aqueduc apporte l'eau des sources du Djébel voisin jusqu'à deux fontaines publiques, les thermes et les maisons.
Deux puits et une citerne complètent ce réseau.
Les maisons se couvrent de toits à double pente en tuiles romaines.
Un temple avec ses lieux d'offrandes et de sacrifices se construit sur les pentes du tumulus.
En 168-169, la construction est limitée par l'édification d'un rempart percé de huit portes, chacune encadrée par deux tours.
Des édifices publics sont agrandis, d'autres sont bâtis.
Des maisons richement décorées de mosaïques sont dotées de thermes privés.
On trouve de nombreuses installations commerciales et artisanales.
Un portique borde le decumanus maximus (voie principale) depuis la porte de Tanger jusqu'à l'Arc de Triomphe, dédié à Caracalla pour le remercier d'avoir donné la citoyenneté romaine aux habitants libres de l'empire (édit de Caracalla, en 212), date de 277.
Ces faveurs garantissent une grande prospérité pour les grandes familles, c'est un période de grands projets architecturaux qui marque l'apogée de la ville.
Vers 285, les fonctionnaires romains quittèrent la région pour se replier sur Tanger.
Le retrait des Romains se traduisit aussi par des changements de mode de vie.
L'aqueduc n'était plus correctement entretenu et la ville se déplaça : les habitants abandonnèrent les parties hautes pour se rapprocher de la rivière.
L'invasion des Vandales, venus d'Espagne en 429, marqua la fin de la période romaine.
Vers 600, l'habitat se replie progressivement sur la pente ouest, à l'intérieur d'une enceinte réduite.
Les fortifications sont prolongées du côté de l'oued Khoumane.
On construit les nouvelles maisons et le nouveau rempart avec des blocs prélevés sur les édifices des autres quartiers.
En 681, la conquête islamique se répandit dans tout le Maghreb.
Les Abbassides installèrent une garnison à Volubilis.
En 789, Idrîs Ier, un descendant de Hasan et de Alî, le gendre du Prophète, s'enfuit pour échapper aux persécutions abbassides.
Il s'installa à Volubilis, (re)devenue Walila.
Avec la fondation de Fès par Idrîs II (808), Volubilis perd encore de son importance en abandonnant son rôle de capitale.
C'est le début du déclin inexorable de la ville.
En 818, Volubilis accueille des Andalous chassés de Cordoue.
Ceux-ci s'installent en bordure de l'Oued.
La ville romaine sert de carrière pour les matériaux de construction.
Les guides locaux racontent que le site n'a été complètement abandonné qu'après le séisme de 1755 à Lisbonne.
Le site a été occupé de façon permanente jusqu'au XIIe siècle assurément.
La cité a été partiellement fouillée depuis 1915, sous le protectorat par des archéologues français et marocains.
En 1946, les fouilles ont permis de trouver des bustes de bronze dont l'un figure Caton d'Utique.
Les zones fouillées représentent moins de la moitié du site.
Aujourd'hui, ce sont 40 hectares de vestiges qui s'étendent au milieu des oliveraies et des champs.
La qualité de conservation remarquable des mosaïques et l'exceptionnelle préservation du site ont incité l'UNESCO à le classer au patrimoine mondial de l'humanité.
 
VISITE GUIDEE  
 

1 le tumulus 
Ce tertre de terre a des origines incertaines. Il ne contient aucune tombe, mais plusieurs stèles funéraires puniques (le punique était l'écriture carthaginoise) ont été découvertes dans ce secteur, qui pourrait avoir été occupé par une nécropole à l'époque préromaine. Sous ce monticule était enseveli un tronçon du rempart de briques crues qui entourait la cité d'époque maurétanienne. Ce mur se prolonge sur quelques mètres puis disparaît, en partie recouvert par le temple C tout proche. Les limites de la cité maurétanienne restent donc inconnues. Le tumulus pourrait avoir servi de tour de guet avant la construction de l'enceinte romaine, au IIe siècle.  
2 l'aqueduc 
Construit vers la fin du Ier siècle ap. J.-C., il captait les eaux d'une source située à un kilomètre environ de la cité. Il était enterré sur la plus grande partie de son parcours. Il émerge le long du decumanus secondaire, sur un support de maçonnerie dépourvu d'arcades. D'autres canalisations permettaient d'alimenter les maisons particulières, les thermes, les fontaines et les latrines publiques. Les eaux usées étaient entraînées par des collecteurs vers l'oued Fertassa ou l'oued Khoumane en contrebas de la ville. 
3 la maison au cortège de Venus 
Ce vaste espace a accueilli les demeures des riches patriciens, telle la Maison au Cortège de Vénus. Ces maisons, très vastes (souvent plus de 1000m²) se distinguent des maisons "romaines" classiques. L'entrée principale débouche sur un vaste vestibule, et ouvre directement sur un péristyle agrémenté d'un bassin. Autour de cette cour à ciel ouvert se répartissent les chambres et deux salles de réception: le salon (oecus) et la salle à manger (triclinium). Certaines maisons disposaient de thermes privés, et parfois d'une boulangerie et d'une huilerie. Le décor maosaïqué est riche: dans la maison au Cortège de Vénus, on peut admirer deux exemples de pavements à sujet mythologique : Diane et Actéon, et Hylas enlevé par les nymphes. 
4 decumanus et porte dite de Tanger 
C’est la principale artère de la cité. En haut du decumanus, on aperçoit la porte dite de Tanger, sommairement restituée. L'enceinte de Volubilis, construite en 168-169, protégeait primitivement le quartier nord-est. Elle fut modifiée pour englober toute la cité, sur une longueur de 2600 m. Percée de neuf portes, haute de plusieurs mètres, elle comptait une quarantaine de tours qui permettaient probablement d'accéder à un chemin de ronde. La défense de Volubilis était également assurée par trois camps voisins, occupés par des troupes d'auxiliaires. Mais la région semble avoir bénéficié d'une paix relative durant la période de romanisation. Les inscriptions révèlent une politique de diplomatie active en direction des tribus berbères voisines. Dans le haut du decumanus se trouve le palais dit de Gordien. Cette vaste demeure pourrait avoir joué le rôle de résidence officielle, par exemple lors des déplacements du gouverneur de la province à Volubilis.   
5 maisons des fauves et des Nereides 
A gauche, la maison aux Néréides, avec son huilerie et son bassin mosaïqué. Sur la droite, le dédale des ruines. Lions, panthères, tigresses marquent la maison des Fauves. Dionysos (Bacchus) et les Quatre saisons ont donné leurs noms à l'une des maisons voisines. Les Quatre Saisons, symboles de l'immortalité, sont fréquemment représentées sur le site. On les reconnaît à leurs attributs: l'hiver (roseaux, branches d'arbres dépouillées), le printemps (fleurs, feuillages dans les cheveux), l'automne (chevelure couronnée de pampres, de grappes de raisin), l'été (épis de blé, faucille). Quant à Bacchus (Dionysos), le dieu du vin, il est souvent couronné de feuilles de vigne et s'appuie sur son thyrse. 
6 maisons aux travaux d'Hercule 
On entre dans la maison aux Travaux d'Hercule par une porte donnant sur une petite rue perpendiculaire au decumanus (un cardo). La mosaïque aux Travaux d'Hercule se trouve dans le prolongement de l'entrée. Les douze travaux n'y sont pas tous représentés. On peut observer dans cette maison un petit bassin circulaire couvert de motifs destinés à éloigner le mauvais oeil (trident, dauphin avec sa queue à trois pointes). D'autres symboles étaient aussi très répandus: la svastika (croix gammée), les peltes (représentation stylisée d'un bouclier, le noeud de Salomon, ou le cratère dionysiaque (grand vase à deux anses en volutes)   
7 fontaine et thermes du nord 
Ici, les thermes du Nord, encadrés par deux fontaines publiques. L'une d'elles se trouve en bordure du decumanus. Les fontaines comportaient un bassin de décantation qui filtrait l'eau de l'aqueduc. Elles jouaient aussi le rôle de réservoirs, et alimentaient des réseaux secondaires. Leur flot continu entraînait vers l'oued les eaux usées des collecteurs. Ces quatre thermes publics témoignent de l'importance du bain dans la civilisation romaine. Ceux du Nord ont été construits vers la fin du Ier siècle. Ils comportent une palestre destinée aux exercices physiques. A l'intérieur, les salles se succèdent selon la température intérieure. Le baigneur se déshabillait dans un vestiaire, puis se rendait dans une salle tiède pour s'échauffer. Il rejoignait ensuite une salle chaude où il transpirait abondamment. Dans la salle suivante, il s'immergeait dans des baignoires d'eau chaude où s'aspergeait grâce à des vasques. Enfin, il revenait sur ses pas pour se tremper dans la piscine d'eau froide. Pour chauffer les salles, on utilisait le principe des hypocaustes (voir n°17 du plan: la maison d'Orphée). Les thermes étaient aussi un lieu de rencontre, de distractions. On pouvait s'y faire épiler ou s'y restaurer. Ils disposaient donc de nombreuses salles annexes. 
8 la maison aux colonnes 
De l'autre côté du decumanus, se trouve la maison aux Colonnes, partiellement restituée. Son entrée est particulièrement majestueuse. Dans le péristyle, remarquable par son grand bassin circulaire, restent ses colonnes torsadées et ses chapiteaux. A l'arrière de la maison se trouve la partie privée, agrémentée d'un joli bassin lobé.  
9 la maison à l'Ephèbe 
La maison à l'Ephèbe voisine tire son nom d'une statue qui y a été découverte. Cette maison comporte plusieurs mosaïques intéressantes (faune marine, centaures, Bacchus...). Le thème principal des mosaïques était souvent d'inspiration mythologique, et en constituait le motif central. Les sujets étaient copiés sur des cartons de modèles qui circulaient dans tout l'empire romain. Le mosaïste remplissait ensuite les vides à l'aide d'une décoration géométrique ou florale. C'est dans l'emploi de ce décor que les mosaïstes locaux se sont montrés les plus inventifs. La maison à l'Ephèbe se distingue également par la présence d'un vestige préromain. Il s'agit d'un petit mausolée composé à l'origine d'une antichambre et d'une chambre voûtée. Plus tard, ce mausolée a été transformé en annexe de la maison, peut-être en cellier. La présence de ce vestige laisse supposer l'existence d'une nécropole préromaine, qui se serait établie à l'extérieur du rempart primitif. Les alentours de la maison ont également été utilisés comme nécropole à l'époque tardive, alors que cette partie de la cité était probablement en ruines, et l'on y a retrouvé des tombes chrétiennes et islamiques. 
10 l'arc de Caracalla 
Au début des fouilles, c'était le seul monument avec la basilique qui émergeât des ruines. L'arche s'était effondrée à la suite du tremblement de terre de Lisbonne, en 1755. Sa restitution, réalisée entre 1930 et 1934, ne rend pas totalement compte de son aspect d'origine. Certains éléments de décoration (trophées d'armes par exemple) sont encore visibles au sol, à quelques mètres au Nord. L'arc était aussi surmonté d'un deuxième étage, absent de la restauration. Selon l'inscription qui a été replacée à son sommet, il était couronné par les statues de bronze de l'empereur Caracalla et de sa mère, conduisant tous deux un char triomphal à six chevaux. Cette inscription a livré la date de sa construction (216-217). Il semble que les Volubilitains aient voulu ainsi remercier l'empereur d'une remise d'impôts. Construit tardivement, l'arc ne se situe pas dans l'axe du decumanus maximus qui lui est antérieur. Sa conception reste cependant conforme à l'art triomphal romain du IIe siècle: il présente une arche voûtée encadrée de deux piédroits. Les deux niches placées dans ces piédroits devaient abriter une statue de divinité, aux pieds de laquelle jaillissait un jet d'eau recueilli dans un bassin. Certains détails révèlent cependant une influence locale. Ainsi la représentation des Quatre Saisons dans des médaillons, plutôt inhabituelle. Mais il s'agit bien d'un monument de l'art officiel, destiné à magnifier la toute-puissance de Rome et de son empereur aux yeux des populations maures.  
11 la maison au Desultor 
En contrebas de l'arc, s'étend le quartier ouest, négligé par les premières fouilles. C'est dans cette partie de la cité que la population s'est peu à peu repliée après le retrait officiel de l'administration romaine, vers 285. Au VIe siècle, les habitants se sont protégés derrière une nouvelle enceinte. L'aqueduc n'étant plus en fonctionnement, c'est désormais la proximité des eaux de l'oued Khoumane qui a déterminé l'implantation des habitations. Le reste de la cité, abandonné, a fourni des matériaux de remploi pour les nouvelles constructions. Les ruines ont aussi servi de nécropoles. On y trouve les seules mosaïques de Volubilis faisant référence à la vie quotidienne: un cavalier-acrobate y chevauche à l'envers sa monture, tandis qu'à proximité, on assiste à une scène de pêche, rehaussée de l'inscription "PISCAT" (il pêche).       
12 le Forum 
C'est une place dallée en équerre, bordée à l'est par la basilique. On y accédait par deux portes qui étaient fermées lorsque se tenait l'assemblée des citoyens. Lors de l'élection des magistrats de la cité, les candidats proclamaient leurs discours du haut de la tribune aux harangues située au sud. L'emplacement du forum était occupé par de nombreuses statues de marbre ou de bronze dont ne subsistent plus que les bases. Certaines d'entre elles ont été découvertes dans les rues avoisinantes, et sont exposées à l'entrée du site. Tous ces piédestaux comportaient une inscription. Il s'agit parfois d'hommages rendus à l'empereur ou à son représentant, et le plus souvent de dédicaces faites en l'honneur de notables défunts. Ainsi, le forum était un lieu de mémoire où se distinguaient les grandes familles comme les Caecilii et les Severi. Le forum était aussi un espace religieux et commercial. C’était donc un carrefour attractif, situé au cœur de la cité. D'autres bâtiments bordent le forum. Le centre monumental tel qu'il nous apparaît aujourd'hui date du IIIe siècle, mais a subi de nombreux remaniements. Ainsi, l'aire nord-ouest a été occupée par un temple d'époque maurétanienne. La basilique et le capitole sont postérieurs au forum, daté de la fin du IIe siècle. 
13 la basilique judiciaire 
A l'est du forum, la basilique judiciaire s'étend sur environ 1000m². C'est le bâtiment le plus imposant de Volubilis. La façade occidentale s'ouvre sur le forum par huit baies surmontées d'un arc en plein cintre et séparées par des colonnes. Elle a été restaurée à partir d'éléments retrouvés sur place. L'ensemble du monument est composé d'une nef centrale prolongée de deux absides voûtées où siégeaient peut-être les tribunaux. Les plaideurs devaient patienter dans les nefs latérales. Un dessin du XVIIIe confirme l'existence de deux galeries supérieures, auxquelles les promeneurs accédaient par des escaliers de bois. L'intérieur était éclairé par de petites ouvertures à l'étage et les baies vitrées du rez-de-chaussée. Le tout était surmonté d'une charpente de bois recouverte de tuiles. La hauteur intérieure atteignait sans doute une quinzaine de mètres. A l'est, deux ouvertures permettaient d'accéder à une salle où se réunissait peut-être la Curie municipale. La fonction de la basilique était en effet très liée à l'administration du municipe, gérée par des magistrats élus. 
14 le capitole 
Ce temple était dédié au culte officiel. Il a été érigé par le gouverneur de la province en 219, d'après l'inscription dédicatoire qui y a été découverte. Le temple était élevé sur un podium et se dressait au fond d'une aire sacrée délimitée par la basilique et deux ruelles. Un escalier permettait d'accéder au vestibule (pronaos) encadré de six colonnes. La salle de culte (cella), où n'avaient accès en général que les prêtres, était couverte d'un toit à deux pentes. Au fond de cette salle, trois niches accueillaient les statues de marbre de la triade capitoline: Jupiter, Junon et Minerve. Selon les Romains, le temple était considéré comme la demeure du dieu qu'il accueillait, et sa statue manifestait sa présence réelle parmi les vivants. L'aire sacrée était dallée et bordée de portiques. En face du temple se dressait l'autel des sacrifices devant lequel se réunissaient les fidèles. Ceux-ci avaient auparavant défilé en procession et s'étaient purifiés par des ablutions, peut-être dans les thermes voisins. Les animaux immolés étaient découpés, puis leur foie, leurs poumons et leur cœur étaient grillés et jetés dans le feu de l'autel. Le reste des chairs était consommé sur place par les magistrats et les prêtres, ou vendu dans des boucheries. Le culte consistait aussi en offrandes, prières, processions, jeux et fêtes. 
15 la boulangerie du forum 
A l'ouest de la porte sud du forum, au début d'une petite ruelle, on trouve une boulangerie avec ses meules et pétrins encore en place. Avec l'huile, le blé était la principale production de l'arrière-pays. Les sols riches du plateau et les vallées des oueds fournissaient les récoltes les plus abondantes. On a estimé à une quarantaine de quintaux de blé la quantité quotidienne de blé nécessaire au ravitaillement des Volubilitains. Les particuliers disposaient de petites meules portatives, mais ils avaient surtout recours aux boulangeries pour acheter leur pain ou faire cuire leur pâte. Chaque boulangerie disposait de sa propre meunerie. Les 64 meules retrouvées dans la ville ont été généralement taillées dans une pierre volcanique noire. On utilisait la meule en forme de sablier ou la meule à anneau, semblable à celle qui broyait les olives. Un bâti de bois permettait de faire tourner à la main la partie mobile autour de la partie fixe posée sur un socle. Le pétrissage s'effectuait dans des pétrins munis d'ailettes tournantes. La pâte était ensuite cuite au four. Au-dessus du foyer, les pains à cuire étaient disposés sur une sole. Après cuisson, le pain était vendu sur un étal dans une boutique adjacente. De nombreuses boulangeries étaient annexées aux maisons du quartier nord-est. Leurs riches propriétaires les louaient ou écoulaient ainsi directement la production de leurs exploitations agricoles.     
16 l'huilerie 
Ici se dresse un bâtiment de pierres au toit plat qui abrite une huilerie restituée in situ. Dans la province, la région de Volubilis semble avoir été la principale zone de production d'huile d'olive. Les oliveraies couvraient comme aujourd'hui les versants des montagnes voisines. Dans la ville même, les huileries apparaissent dès le Ier siècle. On en a dénombré au total près de soixante. L'huilerie restituée permet de mieux comprendre le processus de production de l'huile. Les olives étaient déchargées dans l'huilerie sur une aire de manutention. Elles étaient d'abord broyées dans des meules. Puis la pâte d'olives était placée dans des paniers de jonc (scourtins) empilés les uns sur les autres. Ces paniers étaient écrasés par un tronc d'arbre (prelum) qui était abaissé par un treuil, lui-même fixé à un énorme contrepoids de pierre. L'huile coulait le long de rainures creusées dans la pierre. On rajoutait de l'eau pour facilliter l'écoulement vers un bassin de décantation. Les opérations de broyage et de pressurage se répétaient jusqu'à ce que toute l'huile ait été extraite des olives. L'huile décantée était recueillie dans de grandes jarres.
La production ne semble pas avoir été exportée. Outre l'alimentation, l'huile servait à l'éclairage des maisons, à la fabrication de remèdes. Les baigneurs s'en enduisaient le corps dans les thermes. Les résidus des huileries étaient utilisés comme engrais ou combustible dans les fours.     
17 la maison d'Orphée 
Cette très vaste demeure semble s'être constituée par ajouts successifs. Elle occupe trois niveaux et comporte une huilerie et des thermes privés. Les mosaïques y sont nombreuses. Parmi elles, celle d'Orphée charmant les animaux de sa lyre est la plus remarquable. Les hypocaustes sont bien conservés. Deux foyers voûtés situés près de l'entrée envoyaient de l'air chaud dans le sous-sol des pièces à chauffer. Cet air circulait entre des pilettes de briques terminées en voûtes. Celles-ci étaient surmontées de grands carreaux qui supportaient le sol supérieur (suspensura) foulé par les baigneurs. Cette couche très épaisse de mortier et de tuileau était revêtue de dalles ou de mosaïques. Au-dessus du foyer, un réservoir de bronze alimentait en chaude les bassins qui se trouvaient dans les salles des thermes. L'air chaud pouvait aussi chauffer les murs en remontant dans des tubes de terre cuite encastrés dans les parois. La ventilation et l'évacuation des fumées se faisaient par des cheminées dont on n'a pas retrouvé de traces. Ce système chauffait aussi efficacement les pièces d'habitation durant l'hiver.  
18 squelette d'époque islamique 
Là se trouve une tombe contenant un squelette d'époque islamique. Après l'époque tardive, la destinée de la cité connaît un nouveau tournant lié aux premières conquêtes arabes du VIIe siècle. Sous la plume des chroniqueurs arabes, Volubilis prend le nom berbère de Oulili, puis Oualila. La population encore en partie christianisée et latinisée se convertit à l'islam. Volubilis devient la capitale d'Idris, un descendant d'Ali qui fuyait les persécutions abbassides. En 808, Idris II crée sa propre capitale à Fès et quitte Volubilis. Une dizaine d'années plus tard, la cité aurait accueilli des musulmans chassés de Cordoue. La ville réduite à sa partie ouest continue à être occupée et s'étend hors de l'enceinte sur les bords de l'oued Khoumane. Les vestiges de thermes islamiques y sont encore visibles. Les anciens quartiers romains en ruines accueillent de nouvelles nécropoles. Le squelette visible en bordure de ruelle en est un témoignage: selon la tradition de l'islam, il est couché sur le côté droit, la tête dirigée vers l'est.
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