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7/3/2009 KARL MALDENQUELQUES DEPECHES
L'acteur américain Karl Malden est mort
L'acteur américain Karl Malden est mort, mercredi 1er juillet, à l'âge de 97 ans, a annoncé l'Académie des arts. Parfois surnommé "l'homme au gros nez", il avait débuté sa carrière au théâtre, avant de jouer au cinéma dans près de soixante-dix films.
Proche d'Elia Kazan, il donna la réplique à Marlon Brando dans Un tramway nommé Désir (1951), film pour lequel il obtint l'Oscar du meilleur second rôle.
Il fut nommé aux Oscars une seconde fois, dans la même catégorie, pour son rôle dans Sur les quais (1954), toujours avec Elia Kazan. Karl Malden fut président de l'Académie des arts de 1989 à 1992.
Né Mladen Sekulovich en 1912, il était originaire de Chicago, dans l'Illinois.
LEMONDE.FR | 01.07.09 |
Décès de l'acteur américain Karl Malden
L'acteur américain Karl Malden, récompensé en 1951 pour son rôle de Mitch dans "Un tramway nommé désir" d'Elia Kazan, est mort mercredi à Los Angeles à l'âge de 97 ans, a annoncé sa famille.
Il est décédé de mort naturelle à son domicile de Brentwood (un quartier de Los Angeles) a précisé sa famille à l'Académie des arts et des sciences du cinéma -organisatrice des Oscars- que l'acteur présida de 1989 à 1992.
Vraie "gueule" du cinéma américain, à l'aise dans tous les types de rôles, il est né Mladen Sekulovich le 22 mars 1912 à Chicago (Illinois, nord) d'une mère tchèque et d'un père serbe. La famille déménagea à Gary (Indiana, nord), où le jeune Mladen abandonna rapidement les études pour travailler dans une aciérie, avant de tenter sa chance au théâtre en 1934 à Chicago.
Il se fit ensuite remarquer sur les planches à Broadway, à New York, où il rencontra Elia Kazan. La pièce "Un tramway nommé désir" y fut créée en 1947.
Karl Malden a ensuite joué dans plusieurs dizaines de films, dont "Un tramway nommé désir" adapté au cinéma par Elia Kazan, "Sur les quais" du même réalisateur, "La poupée de chair", "La conquête de l'Ouest", "Le Kid de Cincinnati", "Les Cheyennes" ou encore "Patton", dans lequel il interprétait le rôle du général Omar Bradley. Ses apparitions étaient plus rares ces dernières années, avec un petit rôle en 2000 dans la série TV "The West Wing".
Récompensé d'un Oscar pour son rôle de Mitch dans "Un tramway nommé désir" en 1951, Karl Malden a également fait une belle carrière à la télévision. Il était notamment célèbre pour son rôle du lieutenant Mike Stone dans la série télévisée des années 70, "Les rues de San Francisco", aux côtés de Michael Douglas, qui le considérait comme son "mentor".
"C'était un grand acteur, père et mari. Je l'aimais et l'admirais profondément", a déclaré Michael Douglas dans un communiqué diffusé par son agent. "C'est Karl, plus que quiconque, qui m'a fait comprendre qu'un acteur n'est qu'une partie de toute l'équipe faisant la réussite d'une série TV ou d'un film", a-t-il ajouté.
Eva Marie Saint, sa partenaire à l'écran "Sur les quais", a rendu hommage à un "acteur accompli", qui "adorait jouer". Sid Ganis, actuel président de l'Académie des arts et sciences du cinéma, a déclaré que Karl Malden a eu "une vie riche et pleine", rendant hommage à une carrière qui "a englobé une palette d'arts, du théâtre au cinéma et à la télévision, jusqu'à un travail publicitaire très célèbre", une série de spots pendant 21 ans pour une célèbre marque de carte bancaire.
Karl Malden avait célébré en décembre dernier ses 70 ans de mariage avec Mona, une actrice rencontrée à Chicago dans les années 30. "C'était une sorte de dernier adieu", a expliqué Eva Marie Saint, présente à la soirée d'anniversaire. "Son voeu était, 'après ma mort, je veux que vous fassiez la fête'. Alors une nouvelle fête se profile", a-t-elle déclaré.
Karl Malden aimait à plaisanter de son nez épaté, cassé plusieurs fois en jouant au basketball ou ou football américain. Il se décrivait ainsi comme le "seul acteur à Hollywood dont le nez lui permet d'avoir une place de parking réservé aux handicapés".
AP le 02/07/2009
Mort de Karl Malden
Il a joué au côté de Marlon Brando dans Un tramway nommé désir. Il était devenu une vedette de la télévision dans la série "Les Rues de San Francisco". L'acteur est décédé à l'âge de 97 ans.
L'acteur américain Karl Malden, récompensé d'un Oscar pour son rôle dans Un Tramway Nommé Désir aux côtés de Marlon Brando, est mort mercredi à 97 ans, a annoncé son agent.
La santé de Karl Malden déclinait depuis plusieurs années et l'acteur est mort dans son sommeil, à son domicile situé près de Los Angeles, a précisé l'agent Budd Moss.
Outre son Oscar du second rôle, obtenu en 1951, Karl Malden devait notamment sa popularité à son apparition dans le film d'Elia Kazan Sur les Quais, également avec Marlon Brando, et dans Patton, où il incarnait le général Omar Bradley.
Dans les années 1970, il était devenu une vedette de la télévision en interprétant un détective de la police dans la série Les Rues de San Francisco, où il faisait équipe avec le jeune Michael Douglas.
Ancien ouvrier de l'industrie sidérurgique, reconnaissable à ses manières bourrues, Karl Malden avait la réputation de donner de la subtilité et de la dignité à ses personnages.
A l'affiche d'une cinquantaine de films en quarante ans de cinéma, il a été dirigé par quelques réalisateurs de renom, dont Elia Kazan, Alfred Hitchcock ou John Frankenheimer, et a interprété au théâtre les oeuvres de Tennessee Williams ou d'Arthur Miller.
Aux Etats-Unis, le jeune public connaissait cet homme né à Chicago en 1931 de parents d'origines serbe et tchèque pour sa participation récente à une publicité du groupe American Express.
LEXPRESS.fr, le 02/07/2009
Karl Malden
C’est un acteur et réalisateur américain.
"Gueule" mémorable du cinéma américain, aussi talentueux dans des rôles de brutes que de personnages sympathiques, Karl Malden mena aussi une belle carrière au théâtre et à la télévision.
Biographie
Karl Malden, de son vrai nom Mladen Sekulovich est né le 22 mars 1912 à Chicago.
Né d'une mère tchèque et d'un père Monténégrin, Karl Malden exerce divers métiers après ses études mais s'engage dès 1934 vers une carrière d'acteur.
Il s'inscrit au Goodman Theater puis part tenter sa chance à New York en 1937 et se produit dès lors régulièrement sur les scènes de Broadway.
Il est marié depuis 1938 à Mona Greenberg : il s'agit de l'un des mariages les plus longs de l'histoire d'Hollywood.
Karl Malden était, dans sa jeunesse, un ami proche d'Issur Danielovitch, futur Kirk Douglas.
Ils ont travaillé ensemble dans la même usine.
C'est la femme de Malden, Mona, qui leur a suggéré leurs pseudonymes respectifs.
Mobilisé pendant la guerre, il doit interrompre ses activités (il apparaît toutefois, crédité avec son grade de caporal, dans le film de propagande américaine Winged Victory de George Cukor) puis revient sur les planches, travaillant sous la direction du metteur en scène Elia Kazan pour "All My Sons" de Arthur Miller et "Un tramway nommé Désir" de Tennessee Williams.
Après quelques apparitions au cinéma, Karl Malden participe tout naturellement à la version cinématographique signée Elia Kazan d'Un tramway nommé Désir en 1951 aux côtés de Marlon Brando et Vivien Leigh.
Il remporte l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle de Mitch et voit véritablement sa carrière démarrer sur le grand écran.
Il trouve d'autres personnages mémorables sous la direction de Kazan, en prêtre dans Sur les quais en 1954 (qui lui vaut une nomination à l'Oscar) et en mari de Carroll Baker dans Baby Doll en 1956.
S'il tient le premier rôle du film Le Fantôme de la Rue Morgue (1954), Karl Malden impose surtout son talent dans des rôles secondaires mais sa présence rehausse l'intérêt du film dans lequel il apparaît, qu'il soit policier dans La Loi du silence d'Alfred Hitchcock (1953), hors-la-loi devenu shérif après avoir trahi Marlon Brando dans La Vengeance aux deux visages (1961), directeur de prison dans Le Prisonnier d'Alcatraz avec Burt Lancaster (1962) ou général dans Patton (1970), entre-autres.
Après être apparu régulièrement au cinéma pendant une vingtaine d'années (il a aussi réalisé un film de guerre avec Richard Widmark : La Chute des héros en 1957), Karl Malden entreprend une carrière à la télévision en 1972 en tenant l'un des deux rôles principaux (celui du sympathique et intègre lieutenant Mike Stone) dans la célèbre série télévisée Les Rues de San Francisco aux côtés de Michael Douglas (puis de Richard Hatch dans la cinquième saison).
La série s'arrête en 1977 après cent-vingt épisodes.
Karl Malden revient alors brièvement au cinéma et tourne une douzaine de téléfilms ainsi qu'une autre série, très éphémère celle-ci, Skag en 1980.
Il apparaît également dans de nombreux spots publicitaires aux Etats-Unis pour la carte American Express.
Karl Malden, qui n'a plus tourné depuis 1993 hormis une apparition dans un épisode de la première saison de The West Wing en 2000, a publié ses mémoires intitulées "When Do I Start" en 1997.
Il décède le 1er juillet 2009 de mort naturelle à son domicile de Brentwood (un quartier de Los Angeles).
Filmographie
comme acteur
Comme réalisateur
HARVE PRESNELL
LES DEPECHES
Harve Presnell est mort
Les terribles nouvelles se succèdent en ce début d'été. Après Farrah Fawcett et Karl Malden, on a appris cette semaine, que l'acteur américain Harve Presnell est décédé d'un cancer du pancréas, mardi 30 juin, à l'âge de 75 ans.
Harve Presnell a débuté sa carrière en 1956, à l'âge de 23 ans, dans un épisode d'Alfred Hitchcock présente et remporta un golden globe en 1965.
Impossible pour un amateur de séries d'être passé à côté de ce grand monsieur. Il fut le beau-père de Superman dans la série Lois et Clark, le père de Miss Parker, traquant Jarod dans Le Caméléon, l'attachant M. Brooks dans la saison 4 de Dawson, ou encore dernièrement Lew Staziak dans Andy Barker P.I.
TV.Chronik : 02/07/2009
Harve Presnell de 'Fargo' est mort...
L'acteur et chanteur lyrique américain Harve Presnell vient de succomber d'un cancer du pancréas, dans un hôpital de Santa Monica, le 30 juin dernier, à l'âge de 75 ans.
On se rappelle de lui dans La Kermesse de l'Ouest, Volte/face, Il faut sauver le soldat Ryan, Fargo où il interprétait le beau-père de William H. Macy mais on l'avait également aperçu dans de nombreuses séries comme Lois & Clark, Dawson...
Il avait débuté sa carrière à 16 ans, comme chanteur d'opéra et sa voix de baryton était très appréciée du public américain. il avait obtenu un Golden Globe en 1965 pour le jeune espoir masculin de l'année.
Pure people 03/07/2009
Décès de Harve Presnell.
On apprend aujourd’hui la mort de Harve Presnell, décédé à l’âge de 75 ans à Santa Monica des suites d’un cancer du pancréas.
Harve Presnell était un habitué du petit écran et bon nombre de séries l’ont accueilli pour un ou plusieurs épisodes, dans lesquels ses prestations (souvent un vieux bonhomme aigri et ronchon) étaient toujours excellentes (Urgences, Frasier, Monk, Loïs & Clark).
Série TV le jeudi 02 juillet 2009
Harve Presnell
Biographie
Harve Presnell est un acteur américain
Il est né le 14 septembre 1933 à Modesto, en Californie (États-Unis).
Il fut d’abord un comédien de théâtre avant de rejoindre le monde de la télévision.
En 1956, alors âgé de 23 ans, il se fait remarquer dans un épisode de Alfred Hitchcock présente.
Mais c’est dans les années 90 que sa carrière va décoller.
Son rôle le plus célèbre est sans contexte celui qu’il occupe dans la série Le Caméléon, dans laquelle il est le redoutable Mr Parker, le directeur du Centre d’où s’est échappé Jarod (Michael T. Weiss), et le père de Miss Parker (Andrea Parker).
On se rappelle aussi de lui dans la saison 4 de Dawson, où il était le cinéaste Mr Brooks qui chapeautait Dawson (James Van Der Beek) pour son film.
Plus récemment, on l’a vu dans la série Andy Barker P.I..
Au cinéma, on a pu l’apercevoir dans Fargo, Il faut sauver le soldat Ryan et La Légende de Bagger Vance.
Il meurt le 30 juin 2009 à Santa Monica d'un cancer.
Filmographie
7/1/2009 PINA BAUSCHQUELQUES DEPECHES
Pina Bausch est morte
La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch est morte mardi 30 juin à l'âge de 68 ans, a annoncé le Tanztheater de Wuppertal, en Allemagne, dont elle dirigeait la compagnie depuis 1973. Sa mort, à l'hôpital, fut "inattendue et rapide, cinq jours après qu'on lui eut diagnostiqué un cancer", a indiqué la porte-parole, précisant qu'"elle était encore dimanche dernier sur scène avec sa compagnie, à l'Opéra de Wuppertal".
Pina Bausch a joué une princesse aveugle dans Et vogue le navire, de Federico Fellini (1982) et Parle avec elle (2001), de Pedro Almodovar. Elle a elle-même réalisé un film, La Plainte de l'impératrice, en 1989, manifeste baroque à la gloire de la nature et de la déambulation.
LEMONDE.FR | 30.06.09 |
Bausch: "une tragédie" (F. Mitterrand)
La mort de la chorégraphe allemande Pina Bausch, aujourd'hui à l'âge de 68 ans, est une "tragédie", a affirmé aujourd'hui le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Le ministre, qui s'exprimait devant la presse en marge du lancement de la saison de la Turquie en France, a dit que la chorégraphe était "un des grands génies de la chorégraphie et de la danse".
"C'est terrible. On ne dit que des mots creux lorsqu'on se retrouve confronté à une disparition aussi triste et qui arrache véritablement une des pages de l'histoire de la chorégraphie. Et en même temps, on ne trouve pas les mots, car c'est une chose tellement triste, et de surcroît tellement soudaine", a-t-il ajouté."C'était passionnant de lire ses textes, ses interviews et de voir comment elle considérait la chorégraphie avec une implication personnelle qui fut celle de toute sa vie", a-t-il dit."Depuis la mort de Maurice Béjart, qui était très différent mais qui aussi à sa manière a révolutionné la chorégraphie, je n'ai pas eu de choc aussi triste", concernant la danse, a-t-il conclu.
Dans un communiqué publié en fin d'après-midi, le ministre rappelle que "si la ville de Wuppertal en Allemagne peut s'enorgueillir d'avoir eu pour ambassadrice l’une des plus inventives chorégraphes de son temps, Paris fut également, par la présence régulière de Pina Bausch au Théâtre de la Ville, sa +résidence de coeur+ où en janvier 2009 elle interpréta son dernier spectacle Sweet Mambo".
"Au fil des créations, elle a offert au public français ses plus beaux moments de danse, notamment par la transmission, en 1975, au répertoire du Ballet national de l’Opéra de Paris du Sacre du printemps", ajoute Frédéric Mitterrand."Beaucoup d’artistes de renommée peuvent revendiquer son influence, au premier rang desquels le danseur français Dominique Mercy, l’ami de toujours, le plus fidèle collaborateur", conclut le ministre.
AFP 30/06/2009
BERLIN - La chorégraphe allemande Pina Bausch, qui avait amené le théâtre à la danse, est morte mardi à l'âge de 68 ans, apprend-on auprès du ballet de Wuppertal, qu'elle dirigeait depuis près de trente-cinq ans.
Pina Bausch, qui était née en 1940 à Solingen, avait dansé avec le New American Ballet et le Metropolitan Opera House avant de devenir directrice du ballet de Wuppertal en 1974.
Le Tanztheater précise que la danseuse a été emportée par un cancer foudroyant, diagnostiqué cinq jours plus tôt. "Dimanche dernier encore, elle se trouvait avec sa compagnie sur la scène de l'opéra de Wuppertal", indique le Tanztheater dans un communiqué mis en ligne sur son site internet.
Pina Bausch entretenait des liens étroits avec la France, se produisant chaque année à Paris depuis trente ans.
Dans un communiqué, le maire de la capitale française, Bertrand Delanoë, a rendu hommage à cette "immense danseuse et chorégraphe, conceptrice du Tanztheater, qui rompt avec tous les codes de la danse traditionnelle et propose une fusion inédite entre chorégraphie et jeu d'acteurs".
Pina Bausch, qui avait croisé les œuvres des cinéastes Federico Fellini et Pedro Almodovar, "laissera la trace d'une anticonformiste exigeante, hermétique aux références trop classiques et toujours en interrogation sur le langage du corps appliqué à la complexité des relations humaines", ajoute-t-il.
Henri-Pierre André pour l’express 30/06/2009
Mort de Pina Bausch, «monstre sacré de la danse»
La chorégraphe allemande Pina Bausch est morte à 68 ans. C'est sa compagnie de danse Tanztheater Wuppertal, basée en Allemagne, qui l'a annoncé. Les médecins venaient, la semaine dernière, de lui diagnostiquer un cancer.
Née le 27 juillet 1940, Pina Bausch aurait eu 69 ans dans trois semaines. Figure de proue du monde de la danse, elle est aussi connue du grand public pour avoir chorégraphié des scènes du film «Parle avec elle» de Pedro Almodovar (2001). On la voit même danser dans l'une des séquences du cinéaste espagnol.
Au cinéma toujours, elle a aussi joué un rôle dans le film du réalisateur italien Federico Fellini, «Et vogue le navire» (1982), avant de réaliser elle-même un film intitulé «La plainte de l'impératrice» (1990). «Je voudrais filmer comme je construis mes pièces, sans script, en trouvant la forme et le contenu au fur et à mesure», avait-elle confié.
Renommée internationale
Pina Bausch n'a vécu que par et pour la danse. Une danse trash, bouleversante, parfois bruyante. A la tête de sa compagnie Tanztheater Wuppertal depuis 1973, qui tournait dans le monde entier à guichets fermés, elle n'avait pourtant jamais parlé de prendre sa retraite.
«C'était quelqu'un de considérable. Elle n'a pas révolutionné la danse, elle est allée bien au-delà: c'était de la danse, du théâtre, le travail d'un auteur complet", a déclaré l'ancien directeur du Théâtre de la Ville à Paris Gérard Violette. «Pina Bausch a d'abord créé des pièces cruelles, radicales. Ensuite, ce n'est pas qu'elle avait changé d'opinion sur la solitude, la difficulté de communiquer, mais l'amour reçu du public avait fini par lui donner le plaisir d'apporter du plaisir».
Parcours
Elevée dans un petit hôtel-restaurant que tenaient ses parents, elle est entrée à 14 ans à l'école de Folkwang d'Essen sous la direction du chorégraphe Kurt Jooss, l'un des pères fondateurs de l'«Ausdruckstanz», qui combine le mouvement, la musique et des éléments d'art dramatique. Diplôme en poche en 1958, elle a poursuivi entre 1959 et 1962 sa formation à la Juilliard School of Music et été engagée au New American Ballet et au Metropolitan Opera de New York.
A son retour des Etats-Unis, elle est devenue membre du nouveau ballet Folkwang et y a signé sa première chorégraphie, «Fragment», sur une musique du compositeur hongrois Bela Bartok en 1968. A ne pas rater aussi: ses chorégraphies de «Barbe-Bleue» et «Les 7 Péchés capitaux». Sans oublier «Le Sacre du Printemps».
Une silhouette de liane
Prêtresse du corps, sorcière, impératrice de la danse, monstre sacré... Les formules n'ont pas manqué pour décrire Pina Bausch, cette femme très maigre aux cheveux très longs et très raides. Et au port de reine, forcément.
Selon les critiques, il y aurait même une méthode Pina Bausch, qui fonctionnerait de la façon suivante: la chorégraphe pose des questions à ses danseurs, qui y répondent par des improvisations gestuelles et/ou vocales. «Psychanalyse? Exorcisme?, interrogeait "Le Monde". Il est impossible de rester au Tanztheater si l'on n'accepte pas cet échange, ce don de soi.»
Ce qu'a aussi dit Brigitte Lefèvre, directrice de la danse à l'Opéra de Paris, en réagissant à sa mort: «Tous ceux qui ont travaillé avec elle ne peuvent plus être les mêmes après. Elle a appris aux danseurs à être à l'intérieur d'eux-mêmes, savoir qui ils sont pour danser. C'est à dire au delà de la forme, le fond, qu'est ce qu'on a au fond de soi. C'est cela vraiment le don d'un artiste par rapport aux gens qui le regardent.»
Alice Antheaume pour 20 minutes.fr
BIOGRAPHIE
Pina Bausch, de son véritable nom Philippina Bausch, est née le 27 juillet 1940 et a grandi à Soligen, en Rhénanie du nord-Westphalie (ouest de l'Allemagne).
C’est la troisième enfant de August et Anita Bausch qui tiennent un hôtel-restaurant dans lequel elle passa la majeure partie de son enfance.
Elle commence à étudier la danse à 14 ans, sous la direction du chorégraphe Kurt Jooss, au sein de l'école de Folkwang d'Essen.
Elle décroche son diplôme en 1958.
Elle a ensuite poursuivi sa formation pendant trois ans, jusqu'en 1962, à la prestigieuse Juilliard School of Music à New-York.
En 1961, elle est embauchée par le Metropolitan Opera de New-York et rejoint le New American Ballet.
Elle rentre en Allemagne en 1962 et devient membre du ballet Folkwang.
Elle y assiste Kurt Jooss dans ses chorégraphies et finit par devenir directrice artistique à la suite de Kurt Jooss en 1969.
Moins de quatre ans plus tard, elle rejoint le centre artistique Wuppertaler Bühnen afin d'en assurer la direction.
Arno Wüstenhöfer, directeur du centre, lui laisse alors exploiter son talent.
D'entrée de jeu et en moins de quatre ans, elle s'empare avec férocité d'Iphigénie en Tauride, d'Orphée et Eurydice, du Sacre du printemps, des Sept Péchés capitaux, de Barbe-Bleue, toutes partitions illustres dédiées au thème de la victime sacrifiée, reniée, meurtrie.
Confrontée à Gluck, Stravinsky, Weill et Bartok, elle expose son ambition et crûment la violence, surtout celle exercée à l'encontre des femmes, la domination des hommes.
En 1976, elle révolutionne la danse en introduisant le concept de Tanztheater (Danse-théâtre).
Le Tanztheater de Wuppertal connait alors un succès mondial et est encore reconnu comme l'un des plus grands ballets allemand.
Pina Bausch a aussi joué dans plusieurs films, dont "Parle avec elle", du réalisateur espagnol Pedro Almodovar, en 2001.
En 1990, elle a réalisé elle-même un film intitulé "La plainte de l'impératrice".
Toujours basée à Wuppertal, mais invitée régulièrement à l'étranger – notamment chaque saison au Théâtre de la Ville à Paris depuis trente ans –, elle organisait aussi des résidences avec toute sa compagnie dans les métropoles du monde entier, pour puiser la matière de ses nouveaux spectacles.
Pina Bausch, au centre, le 30 janvier 2009
Cette grande dame de la danse contemporaine laisse aussi derrière elle une compagnie d'une quarantaine de danseuses et danseurs.
Elle meurt le 30 juin 2009 à l'âge de 68 ans, cinq jours après avoir appris qu'elle souffrait d'un cancer.
SON ART
Contrairement à ses contemporains, Pina Bausch travaille non pas par rapport à des formes à reproduire, des pas biens définis, mais par rapport à l'anatomie du corps de chacun, aux possibilités qui sont données ou non aux corps.
Elle interroge ses danseurs pendant tout le processus de création et creuse la vie de chacun, leur passé, pour les faire danser.
Elle dénonce les codes de la séduction, la solitude dans le couple et travaille sur la communication dans les rapports hommes-femmes.
C'est une vision très pessimiste qui s'exprime par des petits gestes anodins répétés sans cesse jusqu'à devenir insupportables, ou par l'accumulation des danseurs sur scène.
Souvent, dans ses spectacles, une femme reste impassible et engage une rupture ou une transition vers une autre scène.
Les « rondes à la Pina Baush » désignent ces petits gestes repris par les hommes ou les femmes ou les deux, une sorte de signature, même si elle les utilise moins en fin de carrière.
Une autre marque est la fluidité qu'elle développe sur le haut du corps, induisant de grands mouvements de bras, la souplesse du buste.
C'est un des exemples de langage ou de style par lesquels les chorégraphes ou les danseurs ont fait exister une autre danse.
Ses spectacles mêlent la parole et le jeu d'acteur à la danse, c'est pourquoi Pina Baush a été très appréciée des gens de théâtre, peut-être avant ceux de la danse.
On a parlé d'opéra, de ballet, puis vers 1975-1976, de Tanztheater (théâtre de danse) pour qualifier son travail.
Sa chorégraphie révèle les émotions, notamment dans les rapports entre les sexes et une Allemagne stigmatisée qui sublime dans l’effort.
Elle travailla souvent en coordination avec son maître de ballet Alfredo Corvino, élève de quelques grands maîtres de l'expressionnisme, et son danseur historique et ami Dominique Mercy.
QUELQUES Œuvres
Distinctions et récompenses
DIVERS
La cinéaste Chantal Akerman a réalisé en 1983 le documentaire Un jour Pina a demandé... sur le travail de Pina Bausch.
Pina Bausch a également été choisie par son ami le metteur en scène espagnol Pedro Almodóvar pour danser son célèbre Café Müller en introduction de son film Parle avec elle ; on y voit également, à la fin, une scène du spectacle Masurca Fogo.
Pina Bausch fut également l'héroïne de Federico Fellini dans son film E la nave va, où elle interprétait le rôle d'une princesse aveugle, rappelant son rôle d'aveugle dans Café Müller.
La cinéaste Lee Yanor a réalisé un « documentaire portrait » de Pina Bausch, Coffee with Pina, où l'on voit Pina reprendre son solo de Danzon par amitié pour Lee Yanor ; on la voit également dans des vidéos personnelles dansant avec un cheval que lui avait offert son ami Bartabas.
6/29/2009 SYRACUSESyracuse, en italien Siracusa et en sicilien Sarausa est une ville italienne située sur la côte, au Sud-Est de la Sicile.
Sur une superficie 204 km² vivent 123 324 siracusani aretusei ( au 31-12-2007)
Le Saint patron est Santa Lucia
La Fête patronale a lieu le 13 décembre
Syracuse fut fondée au VIIIe siècle av. J.-C. par des colons grecs venant de Corinthe.
Elle est aujourd'hui la principale ville de la province de Syracuse.
Cicéron la présenta comme la plus grande et la plus belle des villes grecques.
Depuis le 14 juin 2004, le maire est Giambattista Bufardeci
Depuis 2005, son centre historique fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco.
HISTOIRE
Antiquité
En 734 av. J.C. quelques Grecs provenant de Corinthe et commandés par Archia s’établirent dans l’île d’Ortiga et fondèrent Syracuse du nom du marais voisin Syraka.
Mais les Grecs durent chasser d’autres habitants présents depuis le XV siècle av. J.C., probablement des Sicules.
Deuxième colonie grecque de la Sicile, la ville connut tout de suite une période d’essor si bien qu’elle fonda en peu de temps trois autres colonies :
Au cours du VI siècle il y eut des luttes sociales entre les Gamoroi, descendants des premiers colons et propriétaires de terres, et les Killichirioi, la classe pauvre.
Ces derniers réussirent à chasser les nobles mais l’intervention de Gélon, tyran de Gela, (485 av. J.C.) rétablit l’ancien ordre social et permit à Gélon de devenir le tyran de Syracuse.
Sous son gouvernement la ville s’agrandit et se développa en dehors de l’île d’Ortigia.
Après 5 ans seulement il y eut le combat entre les Carthaginois et les Grecs qui battirent les premiers dans la bataille d’Hymère (480 av. J.C.).
Pour commémorer la bataille on dédia un temple à Athéna à Ortigia, aujourd’hui transformé en Cathédrale.
Iéron, frère de Gélon, prit le pouvoir en 478 av.J.C., battit les Etrusques en 474 av. J.C. dans la mer devant Cuma, en arrêtant ainsi l’expansion étrusque vers le Sud.
Lui succéda son frère Trasibule qui ne gouverna qu’une année (465 av.J.C.), chassé par la population à cause de sa politique violente.
Ensuite fut instaurée la démocratie.
En 416 av.J.C., à cause de la guerre entre Segesta, alliée d’Athènes, et Selinunte, alliée de Syracuse et à son tour alliée de Sparte et donc ennemie d’Athènes., Athènes déclara la guerre à Syracuse.
Le siège dura trois ans et quand Syracurse parut céder, elle reçut l’aide des troupes de Sparte de Gilippe qui vainquirent les Athéniens et condamnèrent les survécus aux travaux forcés dans les latomie, les carrières de pierres de Syracuse.
En 405 av. J.C. monta au pouvoir Denys I qui, après avoir stipulé la paix avec les Carthaginois, fortifia l’île d’Ortigia et érigea 22 kilomètres de remparts autour de la ville et la forteresse du Château Eurìalo.
En 397 av. J.C., après avoir conquis Catane six ans avant, Denys I reprit les hostilités et vainquit les Carthaginois en 392 av. J.C.et réussit à entreprendre une politique d’expansion en Sicile et à soutenir les arts : Platon fut souvent l’hôte de la ville.
A Denys I succéda son fils Denys II (367 av. J.C.) et il y eut pendant longtemps des accrochages entre lui et son oncle Dion qui le vainquit en 357 av. J.C. et l’exila avec son frère Ipparino.
Se succédèrent comme tyrans Callippo (354 av. J.C.) qui tua Dion, Ipparino (353 av. J.C.) qui fut tué par la population, et son frère Niseo (351 av. J.C.) qui fut ensuite exilé par Denys II.
La danse du pouvoir termina en 347 av. J.C. quand de la ville mère de Corinthe arriva Timoléon qui entreprit un programme de reformes urbanistiques et politiques à travers la destruction de la forteresse et la proclamation de la démocratie sur le modèle athénien.
Après un gouvernement oligarchique de vingt ans (336-316 av. J.C.) présidé par Sosistrate monta au pouvoir Agathocle qui déclara la guerre aux Carthaginois mais fut vaincu d’abord dans la bataille d’Hymère (311 av. J.C.) et ensuite en Afrique, après avoir tenté de prendre Carthage.
A sa mort (289 av. J.C.) suivit une période d’anarchie et de luttes civiles qui termina par l’attaque des Carthaginois.
Les habitants appelèrent alors au secours Pyrrhus, roi de l’Epire (278 av. J.C.) et beau-frère d’Agathocle qui gouverna la ville jusqu’à l’arrivée d’Hiéron son commandant.
Celui-ci était d’abord ennemi des Romains mais il changea de politique et s’allia avec eux, en assurant ainsi à Syracuse une période de 50 ans de paix.
A partir de 240 av.J.C. Hiéron voulut au pouvoir à ses côtés aussi son fils Géron II qui mourut peu avant lui.
Pendant son règne Syracuse fut embellie par des monuments parmi lesquels on remarque l’Ara d’Hiéron, un autel immense pour les sacrifices publics.
En 216 av.J.C. succéda au pouvoir Geronimo, fils di Gélon II, responsable de l’alliance avec les Romains et donc du siège et de la chute de la ville par le consul Marcus Claudius Marcellus.
La ville se défendit vaillamment même par l’emploi des célèbres miroirs d’Archimède qu’ici fut tué par un légionnaire.
Syracuse perdit ensuite son importance et subit la spoliation de toutes ses œuvres d’art par Verres.
Commença ensuite un processus de christianisation comme le témoignent les remarquables catacombes présentes sur le territoire.
Liste des souverains de Syracuse
A noter
Un tyran (du grec ancien τύραννος / týrannos) est un individu disposant d’un pouvoir absolu.
De nos jours, le sens du mot est restreint et péjoratif, impliquant que le tyran abuse de son pouvoir et ne recherche pas le bien commun.
Le sens plus large du terme se rapproche de la notion d'autocratie.
Une autocratie est un régime politique où un seul individu détient le pouvoir, alors qualifié de pouvoir personnel et absolu.
Étymologiquement, autocratie signifie « qui tire son pouvoir (cratie) de lui-même (auto) ». L'autocratie est donc un pouvoir qui n'a d'autre justification et légitimité que lui-même
Dans la Grèce antique, un tyran était un homme qui disposait d’un pouvoir acquis de manière illégitime : un esclave qui prenait le pouvoir, un dictateur arrivé au pouvoir après un coup d’État, ou l’un de ses héritiers.
Le titre a été donné pour la première fois, semble-t-il, à Phidon d’Argos et à Cypsélos de Corinthe.
L’un des plus célèbres tyrans fut Pisistrate, bien qu'on ne le nommât jamais ainsi de son vivant, à Athènes en 560 av. J.-C.
Durant le VIe siècle av. J.-C., de nombreux tyrans ont pris le pouvoir un peu partout en Grèce, en renversant les gouvernements établis.
Initialement, il n’y avait pas de connotation péjorative associée à ce terme et en fait certains tyrans étaient plutôt populaires (Cypsélos est réputé n’avoir pas besoin d’une garde pour se promener dans sa cité), au moins au début de leur règne, puisque leur ascension se faisait avec l’aide du peuple, en effet, dans le cas de Cypsélos, celui-ci redistribua de façon plus égalitaire les terres aux mains de puissantes familles, élargissant ainsi le pouvoir politique à une fraction bien plus importante du peuple.
Le tyran Périandre de Corinthe, fils de Cypsélos, est classé parmi les Sept sages de la Grèce antique.
Moyen âge
Devant le risque de voir les Sarrasins envahir la Sicile, l'empereur byzantin Constant II prend en 663 la décision historique de transférer sa capitale à Syracuse.
Il meurt assassiné en 668 dans sa retraite occidentale et après un échec à Bénévent devant les Lombards du roi Grimoald Ier de Bénévent.
Les musulmans conquirent la ville en 878.
Les dynasties des Aghlabides et Kalbites règnent sur la Sicile jusque dans la seconde moitié du XIe siècle.
En 1085 les Normands de Roger de Hauteville les remplacent et en 1194 Henri le Cruel occupe Syracuse.
Sous le roi Frédéric de Hohenstaufen la ville ainsi que l'ensemble de l'île retrouvent sa prospérité.
Au XIIIe siècle, les Syracusains reçoivent des privilèges de la part des princes aragonais en récompense de leur soutien contre les Angevins.
Époque moderne
La ville fut plusieurs fois détruite par les tremblements de terre de 1542 et 1693.
L'épidémie de variole en 1729 n'épargna pas les Syracusains.
LES VESTIGES IMPORTANTS
Temple d'Apollon
Le temple d'Apollon présente d'importants vestiges dans un îlot de verdure complètement dégagé en 1933 et 1945, à l'entrée d'Ortygie, juste à l'est des ponts permettant l'accès à la vieille ville.
L'identification est certaine, reposant sur une inscription trouvée sur l'une des marches.
C'est un temple dorique périptère hexastyle, en grès, présentant un plan allongé (caractéristique commune à tous les temples de Sicile) de 58 x 24 m, à 6 colonnes sur 17.
Ces colonnes sont monolithes, de 8 m de hauteur et 2 m de diamètre, et supportent un entablement très haut (2,15 m), qui était complété par des éléments en bois, comme souvent dans les temples archaïques.
Des figures et éléments de terre cuite décoraient l'ensemble : Gorgones, sphinx et acrotères, à l'exception de l'acrotère central, en pierre.
Une seconde rangée de colonnes, allongeant encore le plan et distinguant bien l'entrée, donnait accès à un pronaos à deux colonnes in antis, puis à une cella et un adyton.
Sur une marche, du côté est, figure une inscription habituellement comprise comme : « Cléomède, fils de Cnidieidas, le fit pour Apollon, il éleva les colonnes, ce qui est un beau travail ».
Il est exceptionnel de connaître ainsi le nom de l'architecte d'un temple archaïque
C'est le plus ancien de tous les temples doriques périptères de Sicile
Sur les côtés sud et est sont conservés des murets qui marquaient les limites du téménos.
Temple de Zeus
Deux colonnes émergent d'un rectangle de verdure, sur la baie, à l'ouest d'Ortygie : ce sont les vestiges du temple de Zeus.
Juché sur une colline, il servait d'amer pour les marins.
Sa conception est assez semblable à celle du temple d'Apollon, mais il lui est probablement un peu postérieur : sa construction doit se situer dans les premières décennies du -VIe siècle.
On retrouve le plan d'un temple dorique hexastyle périptère décoré de terres cuites, à 6 x 17 colonnes monolithes de 8 m de haut, 1,84 m de diamètre, à pronaos et adyton, dépourvu d'opisthodome.
Temple d'Athéna
Le temple d'Athéna, au sud de l'île d'Ortygie, est dorique périptère, à 6 x 14 colonnes, de 22 x 55 m, plus récent que les précédents et daté du début du -Ve siècle. Les colonnes à 20 cannelures, de 8,70 m de haut, ont un diamètre inférieur d'1,90 m ; elles présentent encore un léger renflement.
Le conflit d'angles est résolu classiquement par la contraction des entrecolonnements d'extrémités.
Cet édifice en calcaire local allié à du marbre des Cyclades succède à un autre temple du milieu du VIe siècle, reconnu lors des fouilles de 1912.
Le plan, cette fois, est canonique, avec pronaos et opisthodome in antis disposés symétriquement.
Le temple fut converti en mosquée au VIIe siècle, puis christianisé au XIe siècle, avec l'entrée passant à l'ouest.
Il est aujourd'hui incorporé au bâtiment de la cathédrale (Duomo di Siracusa), dont il forme la nef (anciens murs de la cella percés de baies) et les bas-côtés (ancien péristyle).
Les colonnes doriques peuvent être observées aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la cathédrale, surtout depuis le démontage des ornements baroques intérieurs, réalisé en 1925. Cette transformation est très semblable à celle subie par le Temple de la Concorde à Agrigente.
Autres temples grecs
Deux autres temples grecs ont été reconnus, un temple d'Héra, sous le château fort commandé par Frédéric II au bout de l'île d'Ortygie, et un temple de la Victoire d'Himère.
Le Parc archéologique de Néapolis (Parco archeologico della Neapoli)
Il rassemble, dans la partie nord de la cité antique, le théâtre grec, le sanctuaire d'Apollon Téménite, l'autel de Hiéron II, l'amphithéâtre romain, les différentes Latomies (carrières antiques) et des nécropoles.
Le parc archéologique a été aménagé au cours des années 1950.
Le théâtre grec
L'existence de l'immense théâtre d'une blancheur éblouissante (138 m de diamètre) est attestée dès le -Ve siècle.
La cavéa est creusée à même la roche, au lieu des habituels gradins rapportés, en pierre ou en bois.
Il en résulte une structure indestructible, ayant conservé l'ensemble de ses neuf divisions et de son diazôma.
Le théâtre apparaît très plat, la dénivellation n'est ici que de 19 mètres, tirant le meilleur parti du profil de la colline.
Les Romains ont profondément transformé la scène et l'orchestre, de manière à les adapter à leurs conceptions du spectacle et de l'art dramatique.
Un bâtiment de scène à trois étages fut construit là où, dans les âges helléniques, on se contentait d'une structure légère en bois.
Les Latomies
Les latomies sont des carrières de pierre antiques, creusées en sous-sol, largement effondrées sous l'effet des tremblements de terre, le plus destructeur étant survenu au XVIe siècle.
La Latomia del Paradiso est la plus célèbre et la plus visitée : les galeries sont soutenues par d'immenses piliers.
La pittoresque « Oreille de Denys » marque l'endroit où, dit-on, le tyran Denys l'Ancien venait écouter les conversations de ses prisonniers.
Les galeries atteignent à cet endroit une hauteur de 23 m et des largeurs de couloirs d'une dizaine de mètres.
Généralement, les autres latomies sont fermées, officiellement pour cause de sécurité, mais on peut en admirer, depuis les hauteurs, le chaos et la verdure d'un aspect sauvage.
Autel de Hiéron II
De l'immense autel de Hiéron II, construit entre -241 et -215, il ne reste qu'un long soubassement en ligne droite, de 198 x 22 m, taillé dans la roche.
Tout le reste a été réutilisé au XVIe siècle pour édifier les fortifications espagnoles de la ville.
CHANTONS POUR FINIR
Syracuse
Paroles: Bernard Dimey.
Musique: Henri Salvador 1962
Vous pouvez maintenant regarder l'album photos SYRACUSE 6/27/2009 VOLUBILISVolubilis est une ville antique romaine située sur les bords de l’Oued Khoumane, rivière de la banlieue de Meknès (Maroc), non loin de la ville sainte de Moulay Idriss Zerhoun où repose Idrîs Ier.
Le nom de Volubilis du site serait dû à l'abondance de la plante. Le nom berbère de la ville est Walili, Oualili, ou Walila (arabe : walila) qui désigne la fleur de liseron. La ville vivait du commerce de l'huile d'olive. On retrouve dans les ruines de nombreux pressoirs à huile.
Histoire
Le site de Volubilis est occupé dès le Néolithique, mais il se développe surtout à l'époque maurétanienne au IIIe siècle av. J.-C..
La cité est gérée par un conseil de suffètes, des magistrats suprêmes, comme à Carthage.
Elle s'installe sur l'oppidum, formé des futurs quartiers du sud et du centre.
Elle est protégée par une enceinte en brique crue, avec des maisons de même matière à l'intérieur.
Peu avant l'invasion romaine, un tumulus est élevé sur l'angle Nord-Est de l'enceinte.
C'est certainement un cénotaphe (monument érigé à la mémoire d'un mort).
En 42 ap. J.-C., l'empire romain annexe le royaume de Maurétanie Tingitane (de Tanger), après l'assassinat par l'empereur Caligula du roi maurétanien Ptolémée.
Volubilis devient la capitale régionale de l'administration romaine, avec le statut de municipe.
Elle se range alors résolument dans le camp des romains en créant une milice qui contribue à l'anéantissement des révoltes contre l'Empire.
Un forum, quatre édifices thermaux publics et des maisons sont construits.
Un aqueduc apporte l'eau des sources du Djébel voisin jusqu'à deux fontaines publiques, les thermes et les maisons.
Deux puits et une citerne complètent ce réseau.
Les maisons se couvrent de toits à double pente en tuiles romaines.
Un temple avec ses lieux d'offrandes et de sacrifices se construit sur les pentes du tumulus.
En 168-169, la construction est limitée par l'édification d'un rempart percé de huit portes, chacune encadrée par deux tours.
Des édifices publics sont agrandis, d'autres sont bâtis.
Des maisons richement décorées de mosaïques sont dotées de thermes privés.
On trouve de nombreuses installations commerciales et artisanales.
Un portique borde le decumanus maximus (voie principale) depuis la porte de Tanger jusqu'à l'Arc de Triomphe, dédié à Caracalla pour le remercier d'avoir donné la citoyenneté romaine aux habitants libres de l'empire (édit de Caracalla, en 212), date de 277.
Ces faveurs garantissent une grande prospérité pour les grandes familles, c'est un période de grands projets architecturaux qui marque l'apogée de la ville.
Vers 285, les fonctionnaires romains quittèrent la région pour se replier sur Tanger.
Le retrait des Romains se traduisit aussi par des changements de mode de vie.
L'aqueduc n'était plus correctement entretenu et la ville se déplaça : les habitants abandonnèrent les parties hautes pour se rapprocher de la rivière.
L'invasion des Vandales, venus d'Espagne en 429, marqua la fin de la période romaine.
Vers 600, l'habitat se replie progressivement sur la pente ouest, à l'intérieur d'une enceinte réduite.
Les fortifications sont prolongées du côté de l'oued Khoumane.
On construit les nouvelles maisons et le nouveau rempart avec des blocs prélevés sur les édifices des autres quartiers.
En 681, la conquête islamique se répandit dans tout le Maghreb.
Les Abbassides installèrent une garnison à Volubilis.
En 789, Idrîs Ier, un descendant de Hasan et de Alî, le gendre du Prophète, s'enfuit pour échapper aux persécutions abbassides.
Il s'installa à Volubilis, (re)devenue Walila.
Avec la fondation de Fès par Idrîs II (808), Volubilis perd encore de son importance en abandonnant son rôle de capitale.
C'est le début du déclin inexorable de la ville.
En 818, Volubilis accueille des Andalous chassés de Cordoue.
Ceux-ci s'installent en bordure de l'Oued.
La ville romaine sert de carrière pour les matériaux de construction.
Les guides locaux racontent que le site n'a été complètement abandonné qu'après le séisme de 1755 à Lisbonne.
Le site a été occupé de façon permanente jusqu'au XIIe siècle assurément.
La cité a été partiellement fouillée depuis 1915, sous le protectorat par des archéologues français et marocains.
En 1946, les fouilles ont permis de trouver des bustes de bronze dont l'un figure Caton d'Utique.
Les zones fouillées représentent moins de la moitié du site.
Aujourd'hui, ce sont 40 hectares de vestiges qui s'étendent au milieu des oliveraies et des champs.
La qualité de conservation remarquable des mosaïques et l'exceptionnelle préservation du site ont incité l'UNESCO à le classer au patrimoine mondial de l'humanité.
VISITE GUIDEE
1 le tumulus
2 l'aqueduc
3 la maison au cortège de Venus
4 decumanus et porte dite de Tanger
5 maisons des fauves et des Nereides
6 maisons aux travaux d'Hercule
7 fontaine et thermes du nord
8 la maison aux colonnes
9 la maison à l'Ephèbe
10 l'arc de Caracalla
11 la maison au Desultor
12 le Forum
13 la basilique judiciaire
14 le capitole
15 la boulangerie du forum
16 l'huilerie
17 la maison d'Orphée
18 squelette d'époque islamique
Je vous invite maintenant à regarder l'album VOLUBILIS |
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